‹ Les démocraties antiquesChapitre 4 sur 120 · E^ Tfapowi pr^iaXis «ii* Thucj'dicte, I · texte numérisé non relu

E^ Tfapowi pr^iaXis «ii* Thucj'dicte, I

l'évolution politique d'athènes 25

l'épopée : quand le roi, appuyé sur son bâton, se lève et parle, après que le héraut a fait faire silence, on l'écoute plus qu'on ne le contredit ; il est entouré d'un grand respect; si quelque Thersite ose élever la voix pour le combattre trop vivement, les anciens et la foule elle-même imposent silence au contradicteur impertinent par des procédés expéditifs et rudes. Ne nous y trompons pas cependant : Thersite aura son jour; un peuple qui croit ainsi à la vertu de la parole et de la discussion est prêt à en reconnaître la puissance même chez d'autres que ses chefs héréditaires.

Le respect du peuple est souvent mêlé d'affection. Dans les vieilles monarchies héréditaires, ce sentiment des peuples pour les rois n'est pas rare; à plus forte raison quand le roi est tout près du peuple, et qu'il apparaît encore comme une sorte de père de famille. Cependant, il y a des nuances et des degrés. Tous les rois ne sont pas dignes d'affection. Il y en a de capricieux, d'injustes, de rapaces.L'optimismeidéalistedespoèmeshomériques laisse déjà voir parfois ce côté des choses. Si Ulysse est loué expressément d'être un prince doux à son peuple (-JJTrtov âvaxTa), doux comme un père*, c'est que ce mérite n'est pas commun. La violence dans les actes et dans les paroles est « la justice ordinaire

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