‹ Les démocraties antiquesChapitre 95 sur 120 · VIII · texte numérisé non relu

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parti aristocratique puissant*. Quand elle fit défection, en 412, le peuple, favorable aux Athéniens, n'osa pas se soulever contre les riches, Athènes, effrayée, fit en vain les plus grands efforts pour reconquérir la plus belle des cités de son empire; la fortune l'abandonnait, et la fin de la guerre du Péloponèse survint avant que la révolte de Chios pût être vengée, malgré quelques succès partiels et sans conséquence. Ainsi, la méfiance ordinaire d'Athènes à l'égard des gouvernements aristocratiques se trouvait justifiée par un exemple éclatant. On comprend donc la règle de conduite suivie par Athènes à l'égard des cités qu'elle voulait dominer. Elle leur imposait une constitution démocratique et supprimait au besoin l'autonomie de celles qui résistaient, comme Mélos (416). On peut imaginer combien ces gouvernements démocratiques, maintenus surtout par une force étrangère, devaient être odieux aux aristocraties locales. L'auteur inconnu de la République d"" Athènes, aristocrate lui-même avec passion, déclare que, si les procès criminels des alliés n'avaient pas été jugés par les Héliastes athéniens, les partisans d'Athènes dans les cités sujettes auraient été mis à mort par leurs ennemis^. Ces sentiments étant réciproques

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