‹ Les demoniaques dans l'artChapitre 51 sur 79 · AUTKE SAINT GUÉRISSANT UN JEUNE POSSÉDÉ · texte numérisé non relu

AUTKE SAINT GUÉRISSANT UN JEUNE POSSÉDÉ

D’apres une gravure extraite du recueil : les Images de tous les saints et saintes... par Jacques Callot (A Paris, chez Israël Henriet, 1636).

D’après uno gravure extraite du recueil : les Images de tous les saints et saintes... par Jacques Callot (A Paris, chez Israël Henriet, 1636).

manqué l’occasion de représenter quelques diablotins lorsqu’elle s’offrait à lui. Nous avons en effet trouvé plusieurs scènes de possession : au 21 avril, saint Anselme; au 12 mai, saint Epiphane; au 14 juin, saint Henri; au 6 septembre, saint Éleuthère; au 15 septembre, saint Aper; au 23 septembre, saint Lin; au 26 novembre, saint Conrad.

Dans les œuvres de Callot, à la Bibliothèque des beaux-arts, nous avons trouvé du maître une œuvre plus importante relative aux possédés.

1. Les images de tous lessaincls et saintes de l’année suivant le martgrologe romain, faictes par Jacques Callot, et mises en lumière par Israël Henriet. Dédiées à monseigneur l’éminentissime Cardinal due de Richelieu. A Paris, chez Israël Henriet, 1636.

Cuarcot et richer. — Les démoniaques dans l'art. 9

C’est une grande gravure in 4° avec encadrement, datée de 1630, signée, et dédiée au très illustre seigneur D. Christofono Bronzini.

Elle représente une scène d’exorcisme. Une jeune femme possédée est amenée par deux hommes. Elle se renverse en arrière et est presque entièrement soulevée par un fort gaillard dont le bras est passé autour de sa taille. Les deux bras sont étendus, la tête est penchée de côté, la bouche ouverte et tordue, etc. ; l’œil exprime la souffrance.

La délicatesse de la jeune possédée, dont le corps disparaît presque sous les plis de la robe, ses traits gracieux à peine déparés par la torsion de la bouche, et encadrés par de longs cheveux retombant sans être épars, la pose des bras et des jambes qui n’ont rien de convulsif, composent un ensemble qui, loin d’avoir rien d’effrayant, est charmant avoir, mais qui ne saurait avoir d’autres prétentions que celles d’une agréable fantaisie.

Enfin quelques traits piquants, tels que la bonhomie du prêtre qui cherche dans son livre l’oraison qui doit calmer toute cette agitation, la frayeur du jeune enfant de chœur qui se cache derrière l’exorciste, les sentiments divers qui partagent l’assistance, parmi laquelle on distingue de fort grandes dames, au premier plan un malingreux et un hallebardier, ajoutent à l’intérêt tout pittoresque de l’œuvre du maître lorrain.

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