USAGE DES PRÉPARATIONS DENTIFRICES
Elixir et poudre gaulthérine pour V entretien des pièces artificielles.
Lorsqu’on est forcé d’avoir recours aux dents ou pièces artificielles, il est indispensable de les soumettre à des soins minutieux pour les garder intactes. Le moyen de les conserver et de les tenir dans un état de propreté convenable consiste à les ôter la nuit, les placer dans un verre d’eau additionnée d'une cuillerée à café d’élixir gaulthérine, et à les frotter, le soir et le matin, avec une brosse à dents enduite de poudre gaulthérine.
Les pièces baignées la nuit dans l’eau additionnée d’une cuillerée à café de gaulthérine sont fraîches et agréables à la bouche le matin et se conservent fort longtemps sans nécessiter de réparations.
Baume Préterre contre les maux de dents.
Cette préparation calme le mal de dents, principalement celui résultant de la carie dentaire, dont elle limite les progrès; elle anesthésie la pulpe ou nerf dentaire, empê-
DE A. PRÉTERRE.
che les abcès consécutifs à la carie, et prépare ainsi la dent à recevoir une aurification ou un plombage sans douleur. Dans le cas de douleur sans carie, notamment dans les dénudations interstitielles et autres, aucune substance ne saurait lui être préférée pour calmer les souffrances. L’usage du baume convient également pour cautériser les aphthes. On peut aussi en faire usage pour calmer la douleur qui suit l’extraction des dents.
Pour se servir de cette préparation on doit procéder de la façon suivante :
Imbiber de baume une petite boule de coton et l’introduire dans la cavité formée par la carie préalablement essuyée ; se gargariser ensuite avec un quart de verre d’eau tiède contenant quelques gouttes du baume pour calmer le mal de dents.
Renouveler cette opération toutes les quatre à cinq heures jusqu’à cessation complète de la douleur. Contre l’ébranlement de certaines dents, ou les dénudations interstitielles (b, aucune substance ne lui est préfé-
(4) Ces dénudations interstitielles, très-douloureuses quelquefois, simulent souvent une carie pour l’observateur peu attentif.