‹ Les dents (volume 3)Chapitre 2 sur 87 · ET AU BUREAU DE L’ART DENTAIRE · texte numérisé non relu

ET AU BUREAU DE L’ART DENTAIRE

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L’influence considérable que l’état des dents exerce sur la santé est généralement mal appréciée. Peu de personnes se rendent compte de l’importance de ces organes et des nombreuses ressources au moyen desquelles il est possible d’arrêter les progrès de leurs maladies.

On n’hésite pas généralement à consulter un médecin pour l’indisposition la plus légère. Mais ce n’est qu’avec la répugnance la plus grande qu’on se décide à aller chez un dentiste. On ne

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s’y résigne que quand on y est forcé par la douleur, et alors, quel que soit le talent du praticien auquel on s’adresse, il ne peut souvent que pratiquer des opérations douloureuses et présentant peu de chances de succès en raison des conditions défavorables dans lesquelles elles sont exécutées. Si, comme cela se fait aux États-Unis, on se faisait examiner la bouche par un dentiste au moins une fois tous les six mois, et cela dès l’enfance, bien des douleurs seraient évitées et l’on ne se verrait pas forcé de sacrifier un à un des organes si nécessaires à la santé.

Une pratique déjà bien longue nous permet d’affirmer que s’il n’est pas d’organes plus facilement altérables que les dents, il n’en est pas non plus qui soient susceptibles d’une plus Ion-

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gue conservation lorsqu'on leur donne les soins nécessaires.

Il est à regretter qu’aucun moyen d’instruction méthodique n’existe en France pour le praticien qui se destine à la profession de dentiste. Il n’y a , en effet , aucune chaire spéciale dans les diverses écoles de médecine, ainsi que cela a lieu dans quelques facultés d’Europe et notamment aux Etats-Unis d’Amérique où des collèges spéciaux, formés sur le modèle des écoles de médecine de l’ancien continent, ont été fondés dans la plupart des grandes villes de l’Union.

Les principaux sont ceux de New- York, Philadelphie, Baltimore, Cincinnati, etc. La jeunesse y vient étudier les branches si variées de la science dentaire, et recevoir, après des exa-

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mens sérieux, le diplôme de chirurgiendentiste, qui assure au titulaire une place distinguée parmi les professions libérales.

Dans plusieurs villes importantes paraissent des journaux savamment rédigés et des livres sérieusement écrits, exclusivement consacrés à l’art du dentiste. Toutes les découvertes, toutes les inventions y sont examinées et discutées avec soin. Dans la plupart des villes, les dentistes forment entre eux des sociétés où ils se réunissent fréquemment pour se communiquer leurs observations sur l’art, dans le but de le faire progresser.

Ces différentes sources d’instruction n’existant pas en France, il en résulte qu’une supériorité réelle et incontestable est acquise depuis longtemps aux

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travaux et aux procédés des dentistes américains.

Les ouvrages écrits en France sur les dents sont déjà bien anciens et ne lont guère connaître au public les ressources dont peut disposer un dentiste habile (1). Nous avons pensé qu’il ne serait pas sans utilité d’écrire un livre élémentaire dans lequel seraient traitées toutes les questions importantes relatives aux dents. L’ouvrage que nous offrons au public est'un résumé- où se trouvent exposés la structure des dents, les moyens à employer pour leur conservation, les maladies auxquelles elles

(1) Faisons exception cependant pour quelques ar ticles d’ouvrages sérieux, tels que le Dictionnaire de thérapeutique que viennent de publier récemment MM. Bouchut et Desprès. Cet ouvrage renferme des articles fort bien faits consacrés à l’art dentaire.

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sont sujettes et enfin les procédés qui permettent de les remplacer lorsqu’elles ont été détruites par une cause quel-

conque. Ecrit aussi simplement et aussi clairement que possible, ce livre n’a qu’un but : être utile.

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