CHAPITRE XVI
sines.Ces procédés, qui provoquaient une foule d’inconvénients, tels qu’ulcération des gencives et chute des dents servant de points d’appui, ne sont plus employés que par des dentistes tout à fait ignorants. Ils ont été remplacés par un nouveau système qui permet aux dents et râteliers d’adhérer aux gencives sans crochets, ressorts ni ligatures, mais simplement par la pression atmosphérique résultant du vide qu’on produit en aspirant fortement l’air renfermé entre les gencives et l’appareil. C’est nous qui avons importé ce .système en France, et l'on nous excusera d’entrer ici dans quelques détails sur une innovation dont il suffit, pour en montrer l’importance, de rappeler qu’elle nous a valu de nombreuses récompenses, telles que l’unique médaille accordée à ce genre d’appareil à l’exposition universelle de Paris en 1855, la grande médaille à l’exposition de Londres
DENTS ET RATELIERS ARTIFICIELS
en 1862, la seule qui ait été décernée sur cent quatre-vingt et un concurrents. Voici, du reste, un extrait du catalogue des objets exposés dans la section des Etats- Unis d’Amérique :
« Les échantillons de dents aurifiées et « de pièces artificielles que M. Préterre a « soumis à l’appréciation du public et du « jury de l'exposition, constituent, à n’en « pas douter, le plus haut degré de per- « fection qui ait encore été atteint dans « ces deux branches de l’art du dentiste. . .
« ... Cet heureux perfectionnement a « amené la suppression complète des pièce ces en hippopotame ou en dents hu- « maines dont les nombreux inconvénients « sont aujourd’hui bien connus, et que « les dentistes américains ont depuis « longtemps bannies de leur pratique, « ainsi que les ressorts si gênants et les « pièces à crochets fixes qui ébranlent et « détruisent peu à peu les dents sur les-