USAGE DE LA POUDRE DENTIFRICE
cuillerée a bouche dans un verre d'eau est une dose suffisante.
Dans un grand nombre de cas, le mal de dents, notamment celui qui résulte d'une inflammation des gencives, d'une névralgie dentaire et d'une carie, est calmé par l'usage de notre élixir. Lorsque la douleur est produite par une dent cariée, présentant une cavité, on 'introduit dans son intérieur une boulette de coton imbibée d'élixir. Ce moyen est presque infaillible pour calmer la douleur.
En traitant du déchaussement et de l'ébranlement des dents, nous avons dit que le Dr Préterre avait principalement en vue cette affection, quand il a entrepris ses recherches pour la composition d'une poudre et d'un élixir. C'est, en effet, contre cette affection que nous avons obtenu les plus brillants résultats. Nous avons dit les moyens de faire usage de ces préparations. Rappelons que, dans cette
436 CHAPITRE XVIï.
circonstance, il faut se servir de Félixir sept ou huit fois par jour en gargarismes.
Lorsqu'on est forcé d'avoir recours aux dents ou râteliers artificiels, il est indispensable de les soumettre à des soins minutieux pour les garder indéfiniment intacts. Le moyen de les conserver et de les tenir dans un état de propreté convenable consiste à les ôter la nuit, les placer dans un verre d'eau additionnée d'une cuillerée d'élixir, et à les frotter le soir et le matin avec une brosse à dents enduite de poudre dentifrice.
Disons en terminant que, notre élixir ne renfermant pas de substances dangereuses, il ne faut pas craindre d'en avaler en se gargarisant la bouche. Il contient des substances toniques, et souvent nous en prenons quelques gouttes sur un morceau de sucre pour faciliter la digestion.
Des différentes applications de la prothèse dentaire. — Musée des restaurations buccales.
Les chapitres qui précèdent sont entièrement consacrés à l'hygiène des dents, au traitement des maladies dont elles peuvent être atteintes et aux moyens de les remplacer quand elles sont perdues. Nous n'avons rien dit des applications les plus importantes de la prothèse dentaire, comptant publier prochainement un ouvrage fort complet sur cette question. Chargé officiellement des restaurations buccales les plus difficiles sur les victimes des dernières guerres de Crimée, d'Italie, de Chine, de Pologne et du Mexique, nous avons imaginé et appliqué dans les hôpitaux de Paris un grand nombre d'appareils pour remédier aux diverses lésions
traumatiques de la bouche : becs-de-lièvre, résections partielles ou totales des mâchoires inférieure ou supérieure, nécroses ou perforations, difformités dentaires, anomalies, etc., etc. La faculté de médecine de Paris a voulu récompenser nos travaux d'une façon toute spéciale, et elle nous a décerné à l'unanimité le prix Barbier d'une valeur de 1200 fr.
Dans le but de montrer aux lecteurs combien sont nombreuses les applications de la prothèse, nous reproduisons à la fin de ce chapitre le catalogue des pièces qui composent notre musée des restaurations buccales.
Bien que notre intention ne soit pas d'entrer maintenant dans aucun détail au sujet des pièces qui le composent, nous appellerons cependant l'attention de nos lecteurs sur les appareils que nous avons construits pour remédier au bec-de-lièvre compliqué de divisions congénitales ou
acquises de la voûte du palais et de son voile. Ce genre d'affections est relativement commun, et l'article suivant, extrait d'un journal de médecine, le Courrier médical, montrera les difficultés qu'il fallait vaincre pour y remédier.
Après avoir cité un malade, traité à l'Hôtel-Dieu sans succès pour une division considérable de la voûte du palais et de son voile, et qui, au moyen d'un appareil posé par nous, fut radicalement guéri, l'auteur de cet article entre dans les considérations suivantes :
« Ce n'est guère que dans les temps « modernes qu'on a étudié sérieusement « les moyens propres à remédier aux di- « visions congénitales ou acquises de la « voûte du palais et de son voile. La sta- <( phylorrhaphie, autrefois préconisée par « M. Pioux, qui obtint quelques succès, a est actuellement tout à fait aban- « donnée par les chirurgiens les plus
« illustres. La staphylorhaphie est une « mauvaise opération qui ne peut réus- « sir que dans la première jeunesse, « alors précisément qu'elle est imprati- « cable pour beaucoup de raisons ; en « outre, les malades ne guérissent jamais « complètement par ce procédé : l'acte « de la phonation est toujours imparfait. « L'art de remédier aux fissures pala- « tines par des moyens artificiels n'est « pas nouveau. Ambroise Paré donne dans « ses œuvres le dessin d'un appareil des- « tiné à remplacer la voûte et le voile du « palais, mais la construction d'un appa- « reil propre à atteindre ce but exige une <f précision extrême, et ce n'est que dans c ces derniers temps qu'on est arrivé à « un résultat complètement satisfaisant.
« Il est facile en effet de comprendre « combien le problème mécanique est « difficile à résoudre ; on peut sans trop « de difficulté donner une souplesse suf-
« fisante à la plaque de caoutchouc des- « tinée à remplacer le voile du palais ; « mais comment remédier à l'action mus- « culaire dont cette plaque est naturelle- « ment dépourvue? Il fallait créer une « force factice capable de relever le voile « du palais dans la proportion exactement « suffisante pour permettre l'acte de la « phonation ; il fallait aussi que la Ion— « gueur de l'appareil fût calculée avec la « plus rigoureuse précision, car s'il se « prolonge un peu trop en arrière, il agit « comme un corps étranger dans le pha- « rynx et provoque des nausées ; et s'il « est trop court, la prononciation et la a déglutition sont imparfaites ; la plus « petite portion excédante ou manquante a de cet organe artificiel influe immé- « diatement sur son rôle dans la phona- « tion et la déglutition.
« M. Préterre est parvenu à résoudre a le problème de la façon la plus com-
« plète au moyen d'appareils en caout- « chouc extrêmement simples; il est ar- « rivé, quel que soit le. degré d'infirmité « du sujet, à remédier avec un succès « complet à toutes les divisions congèle nitales ou accidentelles de la voûte du « palais et de son voile. Les malades por- « teurs de ses appareils arrivent à parler • aussi facilement que tout le monde, « ainsi que cela a été du reste constaté « par les plus illustres chirurgiens des « hôpitaux de Paris. — On se tromperait « grossièrement si on supposait que c'est « immédiatement après la pose d'un appâte reil prothétique que la parole est rendue « aux malades : il faut leur apprendre à « parler ; l'individu porteur d'une pièce « artificielle et auquel on n'aurait pas ap- « pris à parler serait dans la même situa- « tion qu'un individu auquel on voudrait « faire jouer du piano sans lui avoir appris « la musique.
« L'éducation des individus atteints de i division congénitale de la voûte et du « voile du palais est longue et difficile. <r Elle dure ordinairement de trois à six « mois. Si nous n'avions pas assisté aux « leçons très-longues que M. Préterre est « obligé de faire donner à ses clients, nous « n'aurions jamais cru qu'il fût si difficile « d'apprendre à parler à des individus « âgés de 20 à 30 ans. M. Préterre s'est « trouvé dans la nécessité de créer une « méthode d'enseignement nouvelle. C'est « sur l'imitation qu'elle est basée. L'in- « dividu fait avec la langue et les lèvres « les mouvements qu'on lui indique ; le « plus souvent, il faut lui répéter le même « mouvement un grand nombre de fois « avant qu'il parvienne à l'exécuter par- « faitement.
« M. Préterre a eu une heureuse idée, « que tous les chirurgiens devraient bien « imiter. Il a fait exécuter en plâtre le
• modèle de tous les individus auxquels il « a posé des pièces artificielles, non-seulea ment dans les cas de fissures palatines, « mais encore dans ceux très-nombreux « des diverses lésions traumatiques ou « congénitales de la bouche, résections « partielles ou totales des mâchoires infect rieures ou supérieures, nécroses ou per- « forations, difformités dentaires, bles- « sures produites par les armes à feu, etc. « On sait, en effet, que M. Préterre a été « chargé dans les hôpitaux des restaura- « tions buccales les plus difficiles sur les « victimes des dernières guerres de Cri- « mée, d'Italie et du Mexique. L'espèce de « musée qu'il a ainsi créé est extrêmement « curieux. Les médecins pourront le vice siter prochainement au musée Orfila, où « je crois qu'il va être incessamment trans- « porté ; ils pourront ainsi se rendre « compte, en quelques minutes d'examen, « des résultats admirables auxquels cette
« branche de la chirurgie est arrivée (teins « ces dernières années. »
Musée des restaurations buccales.
Le musée dont parle l'auteur de cet article est celui dont nous entretenions plus haut nos lecteurs. Il se trouve actuellement exposé dans notre cabinet, boulevart des Italiens, n° 29, et rue Christine, n° 1, où on peut venir le visiter. Nous allons donner la nomenclature de la plupart des pièces qui le composent.
Rappelons, d'abord, que ce musée renferme les appareils prothétiques construits pour les hôpitaux civils et militaires et pour la pratique civile, becde-lièvre simple ou double, gueule-deloup, résections partielles ou totales des mâchoires inférieure ou supérieure, nécroses phosphorées, perforations palatines simples ou multiples, accidents syphilitiques tertiaires, difformités dentaires,
iiG CHAPITRE XVIII.
anomalies, etc., etc. Ce sont des duplicata des appareils construits pour les malades blessés ou opérés confiés à nos soins, par MM. les docteurs Nélaton, Trousseau, Ricord, Yelpeau, Maisonneuve, Chassaignac, Robert, Chomel, Demarquay, Monod, Malgaigne, Piorry, Denonvilliers, Larrey, Huguier, Gosselin, Yerneuil, Broca, Michon, Richet, etc., etc., et ils peuvent être divisés ainsi qu'il suit :
1° Restaurations du maxillaire supérieur et du maxillaire inférieur, après leur ablation totale ou partielle ;
2° Obturateurs des fissures congénitales ou acquises de la voûte et du voile du palais, ne remplaçant pas seulement la substance perdue, mais rétablissant les fonctions ;
3° Restaurations des plaies d'armes de guerre, pièces commanclées par le Gouvernement français pour les blessés de Crimée et d'Italie ;
4° Pièces diverses dont la nature n'a pas permis le classement.
Voici un extrait du catalogue de ce musée :
Nélaton. Obturateur pour une fenestre palatine pratiquée pour l'enlèvement d'un polype nasopharyngien (Hôpital des Cliniques).
Démarquât. Obturateur à ressort pour une division syphilitique (Maison municipale de santé).
Ricord. Obturateur à ressorts palmés pour division syphilitique du voile du palais (Hôpital du Midi).
Trousseau. Obturateur à boule excentrique pour une perforation du voile du palais (Hôtel-Dieu).
Velpeau. Obturateur à cage métallique pour division congénitale du voile du palais.
Denonvilliers. Obturateur à cage pour division congénitale de la voûte et du voile du palais ; résection de l'os incisé et chcïloplastie; l'obturateur est porteur de quatre dents incisives (Hôpital Saint-Louis) .
Derout. Obturateur mi-rigide, mi-souple, appliqué pour division congénitale de la voûte et du voile du palais avec un plein succès chez un malade qui avait subi (1847) une opération infructueuse de staphylorrhaphie, par M. Roux (Présenté à la Société de chirurgie, le 2G juillet 1 862) .
Mouxîer. Appareil destiné à combler une perte de substance résultant d'une fracture comrninutive du maxillaire supérieur, avec destruction de la portion palatine et de toute l'arcade dentaire du coté gauche, à l'exception des trois molaires du côté gauche (Plaie d'arme à feu. — Bataille de Magenta).
Baron Larrey et Perrin. Restauration du maxillaire inférieur brisé comminutivement par une balle qui avait emporté en même temps une partie de l'arcade dentaire du côté droit [Présenté à l'Acad. imp. de méd. — Bataille de Magenta).
Baizeab. Appareil destiné à remplacer tout le corps de la mâchoire inférieure, détruit par une balle qui, en même temps, avait enlevé la presque totalité de la langue et rendu par là impossibles la mastication et la déglutition ; ces désordres déterminaient une perte de salive et des troubles de la digestion, auxquels cet appareil a également remédié. — Présenté au Conseil de santé des armées (Hôpital du Yal-de-Gràce. — Bataille de Solférino).
Betrah. Restauration de la portion droite et de l'angle du maxillaire inférieur après fracture comrninutive par un coup de feu (Assaut de Matakofi.
Legouest. Appareil contentif appliqué pour la destruction du maxillaire inférieur et du menton par une balle {Yal-de-Gràce).
Cet appareil a eu surtout pour résultat de re-
médier au chevauchement des dents et autres désordres, suiles inévitables de la perte du maxillaire inférieur, sur la voûte palatine et sur l'arcade dentaire supérieure (Bataille de Montebello).
Maisonxeuve. Restauration d'une portion du maxillaire supérieur après son ablation (Malade 'présenté à l'Académie de médecine. — Hôpital de la Pitié).
Michaux. Restauration du maxillaire supérieur droit, enlevé pour une tumeur myéloïde.
Maisonneuve. Maxillaire inférieur en totalité, pour remplacer le maxillaire inférieur enlevé pour une tumeur de nature fibreuse développée dans le corps de l'os, et s'étendant de chaque côté du droit principalement (Présenté à l'Académie de médecine. — Hôpital de la Pitié).
Broca. Obturateur pour une division de la voûte du voile du palais {Hôpital de Dicélrc).
Parise de Lille. Maxillaire supérieur gauche et moitié latérale de l'ethmoïde du même côté entièrement remplaces à la suite de leur ablation nécessitée par une tumeur fibro-plastique.
Chassaignac. Obturateur pour une nécrose du maxillaire supérieur avec perforation de la voûte palatine.
Nêlaton et Sêdillot. Appareil destiné à combler une double fissure palatine.
Cet appareil est porté depuis sept ans, et comme il s'agissait ici de traumatisme, les résul-
tats ont été immédiats ; nul n'eût pu soupçonner l'infirmité du malade.
Cullerier. Obturateur pour une fissure syphilitique du voile du palais. Il oiïre ceci de particulier que le ressort qui soutient la fente du voile du palais est de forme entièrement circulaire (Hôpital du Midi).
Nélaton. Appareil pour la cautérisation de la voûte palatine.
Cet appareil a permis à M. le professeur Nélaton d'employer pour la première fois un procédé qui lui est propre pour la destruction, au moyen d'un chlorure de zinc, d'une tumeur encéphaloïde, dont l'état de dégénérescence faisait redouter rhémorrhagie (Clinique de la ville}.
Lacombe (de Périgueux). Deux appareils pour deux jeunes jumelles (Division congénitale).
DuiîGLAS. Nez artificiel pour masquer la destruction, par un cancer, de toute la partie droite de l'aile à la racine [Faculté de Lima).
Huguier. Appareil appliqué sur la couverture d'un abcès du sinus maxillaire qui avait entraîné la nécrose et la destruction du sinus et de l'arcade dentaire du côté gauche (Hôpital Bcaujon).
Micron. Appareil pour combler la cavité résultant d'une ablation d'une portion du maxillaire supérieur pour une nécrose de cet os [Hôpital de la Pitié).
Vallet dOrléans. Obturation pour une division congénitale de la voûte et du voile du palais.
Bertiierand. Destruction complète du nez et de la voûte palatine, légère perte de substance de la portion moyenne du maxiilaire inférieur. — Restauration mécanique de toutes ces parties. (Suite de tentative de suicide.) Présenté à la société de chirurgie, 28 avril 48G3 (Hôpital d'Alger).
Lavera*. Obturateur pour une perforation palatine avec perte des incisives par suite d'ulcération syphilitique (Hôpital militaire du Yal-de- Grâce).
Richet. Xez artificiel pour accidents spécifiques (Hôpital de la Pitié).
Jarjavav. Appareil construit pour un malade de son service et qui portait une fistule et une nécrose du sinus maxillaire. Cette pièce est construite sur le principe des dentiers à succion complètement isolée des dents restantes et fixée au palais par le seul moyen dune chambre à air (Hôpital Saint-Antoine).
Vernelil. Obturateur appliqué apris une opération de staphylorrhaphie; le voile a pu être réuni en partie, et les portions dures de la voûte, sépa par un trop grand espace, n'ont pu être rapprochées, et la fermeture de l'orifice restant a nécess té l'emploi de cet appareil (Hôtel-Dieu).
Monod. Obturateur fenêtre avec luette articulée, appareil porté depuis o ans (Maison municipale de santé).
Malgaigne. Obturateur à cage en or pour division congénitale de la voûte et du voile du palais. Cet appareil est l'un des plus élémentaires que
nous ayons construits, mais il a donné néanmoins des résultats assez satisfaisants, car nous n'avons pu obtenir du malade qu'il fût remplacé par un plus perfectionné [Hôpital Beaujon).
Laxgexiœck de Berlin. Modèle d'une pièce exécutée pour un malade auquel on avait pratiqué l'ablation du maxillaire supérieur dans sa totalité à la suite d'un cancer de cette région.
Goffres. Appareil rétablissant la symétrie de l'arcade dentaire inférieure détruite par une tentative de suicide. La figure de cet appareil représente une arcade dentaire supplémentaire et appliquée extérieurement à l'arcade dentaire restante et rétrécie de plus d'un tiers par la blessure (Hôpital militaire de Yinccnnes .
Goffres. Un appareil pour remédier à la perte des 6 dents antérieures de la mâchoire supérieure et d'une portion de l'os incisif emportée par un coup de pied de cheval (Même hôpital).
Hardy. Obturateur pour division congénitale du voile du palais. — Sujet déjà opéré par M. Roux.
Marjolix. Obturateur du voile du palais, seule division congénitale sur un sujet âgé de 11 ans [Hôpital des enfants malades Sainte-Eugénie .
Simpson d'Edimbourg. Obturateur pour une division très-large de la voûte et du voile du palais.
Gosselix. Obturateur après staphylorrhaphie; le voile seul ayant pu être réuni (Hôpital Cochin).
Bouchut. Obturateur pour une division d'origine sy. phililique de la voûte et du voile, simulant par
sa disposition une division congénitale chez une petite fille de H ans.
Nous avons pu faire profiter cette enfant de la disposition nouvelle de nos appareils, que nous appliquons aux cas congénitaux {Hôpital Sainte-Eugénie).
Cisco. Appareil destiné à combler la perte de substance résultant de l'ablation d'une portion du maxillaire supérieur suite de nécrose. Cet appareil est en place depuis six ans (Hôpital de la Salpélrière).
Calvo. Appareil à voile mobile pour une nécrose syphilitique d'une portion antérieure du maxillaire supérieur, obturant deux cavités dans la voûte palatine et une fissure dans le voile du palais (Dispensaire spécial de la cité Trévise).
Velpeau. Nez artificiel.
Jobert de Lamballe. Appareil contentif à la mâchoire supérieure et maxillaire artificiel pour remédier aux suites d'une ablation de cet os du côté gauche.
Nélaton. Pièce destinée à combler la perte de substance résultant de l'ablation du maxillaire supérieur gauche, pour une tumeur myéloïde.
Cet appareil offre de nombreuses particularités de forme et de construction qui ne peuvent trouver place ici. L'appareil est en place depuis sept ans, et donne les meilleurs résultats (Hôpital des Cliniques].
Les collections sont soumises à l'examen de MM. les chirurgiens et médecins
tous les jours à 4 heures,, le dimanche excepté.
En prévenant à l'avance, on pourra voir des sujets porteurs des appareils.