ODONTALGIE NERVEUSE OU NÉVRALGIE DENTAIRE
Cette forme d’odontalgie, la plus douloureuse de toutes et la plus difficile à guérir, paraît très souvent indépendante de toute lésion organique. Elle se manifeste par une douleur vive, et des élancements qui reviennent souvent à des époques périodiques. Le sulfate de quinine pris à la dose de 5 à 15 centigrammes est un excellent remède. Il en est de même de l’aconitine à la dose de 1 milligramme, mais l'emploi de ce dernier agent doit être soigneusement surveillé.
Les narcotiques sont les meilleurs remèdes à employer contre elle. Nous avons souvent réussi à la calmer en ordonnant au malade un gargarisme d’eau très chaude, mélangée à parties égales avec notre élixir. Des scarifications de la gencive et un badigeonnement avec la teinture d’iode coupée de moitié d’eau sont quelquefois favorables.
ODONTALGIE PAR EXOSTOSE DES RACINES
On ne rencontre cette forme de mal de dents que chez les individus d’un certain âge ou chez de jeunes sujets sur lesquels la pulpe dentaire a disparu. Une sorte d’excroissance osseuse se forme à
DU MAL DE DENTS
la surface et à l’extrémité de la racine, qui devient opaque et prend la forme d’une boule. L’existence de l’exostose se reconnaît à la douleur provoquée par la percussion sur une dent ne présentant extérieurement aucune lésion. Il n’y a que deux remèdes à cette affection : l’extraction rendue souvent fort difficile par la dimension de la racine dont l’extrémité est parfois plus grosse que la base, ou l’excision d’une partie de la racine.