XIII. — RELir.lErSES DE VALDOSNE
Le 4 décembre 1638, l'official de l'abbaye Saint-Germain permit aux religieuses de Valdosne, au diocèse de Chàlons-sur-Marne, dont le monastère avait été dévasté par les troupes suédoises, de vivre régulièrement dans le faubourg jusqu'à leur rétablissement.
XfV. — FILLES DE LA PROVIDENCE, RUE SAINT-DOMINIQUE ^.
Marie Delpech de l'Estang avait fondé la congrégation des Filles de Saint-Joseph, à Bordeaux. Le 44 février 4639, elle vint à Paris, accompagnée d'une sœur, nommée Jeanne Godin. L'objet de son institut était de recueillir de jeunes orphelines, de les instruire et de les former à la piété. Les deux religieuses s'installèrent d'abord dans une maison du Vieux -Colombier et, six mois plus tard, elles allèrent demeurer près le noviciat des Jésuites. Elles avaient alors 20 jeunes filles à nourrir. La première année, la viande de boucherie leur fut refusée à crédit. Comme elles étaient fort pauvres, elles se trouvèrent réduites à vivre des restes de quelques maisons particulières. Cette situation précaire ne dura pas longtemps. En 4640, elles purent acheter une maison, rue Saint-Dominique, qu'elles agrandirent et où
1 Arck. nat. L. 771.
2 Do.M Beaimer, I. 143. Arch. naLL. 77i.
3 CocHERis, III, 190. FÉLIBIEN, 1321. Saival, l,G9H.Arc/i. nat. L. 975; LL. lliO.
elles logèrent 08(1 oriilidines. Les dépenses qu'elles avaient laites à cette occasion dépassaient 120.000 livres. L'abbé de Saint-Germain autorisa leur établissement, le 5 juin 1641, et, le 16 du même mois, les Filles de la Providence furent introduites dans leur nouvelle demeure. Avec l'approliation du prieur de Saint-Germain, ces religieuses érigèrent, le 26 juin 1643, une confrérie de Saint-Joseph pour les personnes des deux sexes. Les membres s'engageaient à élever chrétiennement leur famille, à veiller aux besoins des pauvres et surtout des orpiielins. Après une visite canoniiiue laite en 1653, le prieur de Saint-Germain défeudit aux Filles de la Providence de faire usage de la saignée pour soi ou pour d'autres, avant d'avoir pris l'avis du médecin, de recevoir des orphelines au-dessus de dix-huit ans. Si celles-ci voulaient entrer dans la congrégation, elles devaient y demeurer l)endant trois ans comme sœurs données. Après ce temjts, si elles en étaient jugées dignes, on les admettait au noviciat.
Le 27 février 1790, le couvent des Filles de la Providence était composé de 20 religieuses, 2 novices et 1 postulante. Les revenus se montaient à 42.178 livres 1 sou, et les charges à 20.758 livres 17 sous. Le ministère de la guerre occupe aujourd'hui l'emplacement de cette communauté.