V. — COLLÈGE SAINT-DENIS
PoiuH'oiilriluH'r ii rinstruction de ses religieux, Mathieu de Vendôme, abbé de Saint-Denis, voulut bâtir un collège sur le territoire de Laas, derrière le jardin des religieux de la Pénitence. Gérard, abbé de Saint-Germain, lui en donna la permission, à condition (lu'il payerait tous les ans 20 sols de cens. 11 ne devait y avoir ni cloche, ni cimetière. L'abbaye réservait sa juridiction et le curé de Saint-André, ses droits curiaux. En 1G07, l'hôtel et le collège de Saint-Denis lurent vendus (jOOOO livres cl di'linils |)our taire les rues Dauphine, Christine et d'Anjou.
M. — C.OLLKGE d'hAUCOL RT, RUE DE LA HARPE (1280) '^ .
Fiaoul d'Hareoin't, docteur en droit et chanoine de l'église de Paris, fonda, en 1280, rue de la Harpe, un célèbre collège qui portait son nom. Comme il avait occupé diverses dignités dans les églises de Coutances, Baveux, Evreux et Rouen, il le destina à recevoir 24 pauvres écoliers tirés de ces quatre diocèses. Raoul étant mort, son frère Robert, évêque de Coutances, acheva ce qu'il avait si heureusement commencé. D'autres étudiants pouvaient trouver place dans cette maison en payant leur bourse. Les écoliers ne pouvaient sortir en ville que deux à deux, jiour ne point donner de soupçon sur leur conduite. S'ils n'an-ivaient pas à l'Iicure de la réfection commune, ils n'avaient que du i)ain.
vu. — LES GRANDS AIGCSTINS (1293).
Après avoir habité la rue Montmartre, 12o9, le clos du Chardonnet, 1285, ils se fixèrent au territoire de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés et prirent possession du couvent des Frères de la Pénitence de Jésus-Christ, autrement dits Sachets, en 1293, grâce à la protection de Philippe-le-Bel. Les faveurs royales furent prodiguées à ces religieux, qui tombèrent peu à peu dans le relâchement. Le prieur de Saint-Germain-des-Prés fut chargé avec plusieurs autres personnages
^ Dom BEAf.MEii. 1. 107.
2 FÉLIRIEN. i-iO. Fi'iiKT, La faculté (le théologie de Paris, 11, XH-ii.
de visiter leur maison et d'en bannir les alms. Heni-i III elioisit l'église des Augustins pour les cérémonies de l'ordre du Saint-Esprit. Le Parlement s'y rendait tous les ans en procession, le 22 mai, pour célébrer la réduction de Paris sous l'obéissance d'Henri IV, à pareil jour, en 'lo94. C'est dans ce couvent que le clergé de France tenait ses assemblées. Quand la révolution éclata, cette communauté se composait de 18 religieux proies et 4 frères lais.
vin. — COLLÈGE I)F, BAVEIX, lUE DE LA HARPE '.
En 1308 ou 1309, Guillaume Bonet, évê(iue de Bayeux, fonda, rue de la Harpe, un collège qui reçut le nom de sa ville épiscopale. Les bourses, qui de 12 .s'élevèrent à 16, furent également réparties entre les diocèses du Mans et d'Angers, auxquels il appartenait par sa naissance ou sa formation intellectuelle. Quatre élèves au plus pouvaient étudier la médecine et le droit canon; car on craignait qu'on ne délaissât la tliéologie pour s'appliquer à ces sciences procurant des situations plus lucratives.