‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 2)Chapitre 43 sur 85 · V. — HOPITAL DES CONVALESCENTS (16o · texte numérisé non relu

V. — HOPITAL DES CONVALESCENTS (16o

Comme les malades étaient souvent renvoyés des hôpitaux, avant cjn'ils ne fussent complètement rétablis, des personnes cliaritables voulin^ent venir à leur secours. Pour les recueillir Madame Angélique Faure, veuve de Claude BuUion, Monseigneur Pierre Camut, ancien évèque de Belley, et André Gervaise, chanoine de Reims, achetèrent une maison, rue du Bac, le 30 mars 16o2. Les aumônes reçues permirent de fonder huit lits pour des convalescents. Le 20 juillet 1632, l'abbé de Saint-Germain accorda les autorisations nécessaires; mais il se réserva le droit d'approuver les deux prêtres chargés de la direction spirituelle, connue aumôniers. Il déclara que l'otlicial de l'abbaye serait chargé d'enregistrer les donations qu'on ferait à l'établissement. De |)lus, cette (jeuvre devait payer, chaque année, au curé de Saint-Sulpice une redevance de vingt sols tournois. Le io août, eurent lieu la bénédiction et la prise de possession du nouvel hos|)ice, qui fut apjielé la Cliarité dt^ Notre-Dame des convalescents. Doni Placide Koussel, prieur de Saint-Germain, présida et célébra la sainte Messe. Le soin des pensionnaires fut contié à deux frères de la Cliarité. Cet hôpital devint assez i)rospère. Le 21 mars 1703, nous le voyons payer une somme de ISOO livres à la mense abbatiale de Saint-Germain, (■oiiniic iii(l('niiiil(^ pdiii' raciiiiisitiiui d'une maison, sise rue de Varenne. Au moment de la révolution, il était occupé par vingt-quatre malades, six religieux, deux aumôniers, un jardinier, un cuisinier, et trois domestiques. Ses revenus se montaient à 34310 livres 10 sous et ses charges à 1632 livres 6 sous 8 deniers. Notons en l)assant ([ue les prêtres, les soldats et les laquais ne pouvaient être soignés dans cette maison.

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