‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 3)Chapitre 100 sur 261 · Bib. nat. ms.fr. 16857, P · texte numérisé non relu

Bib. nat. ms.fr. 16857, P

Clément Buchère, conseiller et secrétaire du roi, adressa une requête analogue aux religieux de Saint-Germain, le 12 octobre 1666. 11 possédait à Avrainville la ferme de Beauvaisies. A cet endroit, le chemin formant une courbe était très étroit et fort incommode : deux harnois n’y pouvaient passer de front. Il proposait de donner du terrain pour le redresser, si on voulait bien lui accorder d’enclore l’ancienne voie dans sa propriété. Dom Arsène Moriceau et Jean Barre, cellérier, désignés pour examiner letat des lieux, jugèrent à propos qu’on fit droit à la demande (8 mai 1667) *.

Le 8 août 1704, on fixa les limites entre Avrainville et les seigneuries de Chétainville et de Guibeville. 11 fut convenu que le chemin de la Chastres à Lardv servirait comme ligne de démarcation. Tout ce qui était à droite faisait partie de la seigneurie d’Avrainville ; et tout ce qui se trouvait à gauche appartenait aux seigneuries de Guibeville et de Chétainville1 2.

L’abbé Genoux, conseiller en la grande chambre du Parlement de Paris, sollicita des religieux de Saint-Germain la permission de chasser sur leurs terres, comme ils l’avaient accordé au marquis de Maulévrier. La communauté pourrait y envoyer chasser lorsqu’elle le jugerait à propos. L’abbé Genoux promettait de prendre à sa charge et de faire recevoir à la table de marbre un garde chargé de veiller spécialement sur le territoire d’Avrainville (3o décembre 1725)3.

Le sieur Veydeau de Grandmont, seigneur de Chétainville, neveu de l’abbé Genoux, demanda et obtint le même privilège. Il donnait pour motif que la tour d’Avrainville était insuffisamment gardée. Les braconniers y pullulaient et envahissaient même son domaine. Etant capitaine des chasses à Avrainville, il saurait remédier à cet abus. Il s’engageait à donner 10 pistoles au garde des religieux et à lui laisser tirer du gibier pour les malades (26 novembre 1736) 4.

Les chasses d’Avrainville furent données, le 5 mai 1742, au président de Lamoignon, seigneur de Boissy. 11 fut stipulé que le garde* qu’il nommerait devait porter une bandolière aux armes de

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