Id. LL. 102G, p. 9G
Au XIIIe siècle, Gilbert avait à Longuesse une terre qu’il tenait en foi et hommage de Herbert, seigneur d’une partie de Meullent (Meudan). 11 la transmit à Gilon, qui avait épousé sa fille Malhilde. Troublé par les jugements de Dieu et désireux d’expier les fautes qu’il avait commises, il résolut d’embrasser la vie religieuse. Ayant obtenu d’entrer à Saint-Germain-des-Prés, il donna tous ses biens à ce monastère. Il avait antérieurement remis entre les mains d’Herbert, son seigneur, le fief qui relevait de lui et qu’il avait administré. Ce suzerain se montra généreux. De concert avec sa mère Emeline et son épouse, Sézile, il anmôna ce fief aux Bénédictins de Saint-Germain. L’abbaye en laissa la jouissance à l’ancien tenancier, moyennant 12 deniers de cens1.
Thomas de Brie, religieux de Saint-Germain-des-Prés, au nom de son abbaye, et dom Nicolle Rousselin, prieur de Théméricourt, revendiquaient le dixmage sur 25 arpents de terre sis au territoire de Huanville. Le i5 avril 1488, le prévôt de Paris rendit une sentence favorable au premier et lui accorda ce qu’il réclamait2.
Le procureur du roi à Meulan prétendait que la terre de Longuesse était un domaine royal et la fit saisir en cette qualité (i5o2). Combien de temps dura cet état de choses? Nous ne le savons pas3.
Les sieurs Toussaint et Philippe Lemaître, bouchers, avaient pratiqué des ouvertures et des soupiraux sur les propiétés des religieux. Un arrêt de 21 octobre iG45 leur ordonna de les supprimer4.
Les habitants de Longuesse avaient coutume de mettre les animaux domestiques à paître ensemble. Une ordonnance du 12 décembre 1712 désigna les pâturages et régla que chacun 11e pourrait envoyer au troupeau commun qu’un nombre de moutons relatif à ses propriétés5. Quant à la dîme, 011 percevait 8 gerbes sur 100".
Seigneurie spirituelle.
Comme nous l’avons déjà dit, Charles le Simple accorda, en 918, à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, la chapelle de Longuesse avec ses