Bib. nat. ms. I. 12838, p. 3o
6, Arch. nat. LL. n46, p. G92.
Un autre, Louis Abelly, soutenait que sa portion canonique était insuffisante. En plus des deux muids de blé et du muid d’avoine que recevaient ses prédécesseurs, il obtint G septiers de blé, et l’exemption de la dîme pour les terres curiales, qui comprenaient à cette époque 1G arpents 80 perches. Il renonça alors à ses prétentions de percevoir les dîmes sur le vin ( 1 4 janvier I636)1 2 3.
Hippolyte Feret, vicaire général et official de Pontoise et du Vexin fiançais pour Monseigneur le Révérendissime archevêque de Rouen, primat de Normandie, fit savoir qu’aprcs avoir veu, leu, et meurement considéré cet accord passé entre Claude Cotton, procureur général et receveur des religieux de Saint-Germain, et Louis Abelly, curé de Longuesse, il l’avait ratifié (27 mars iG36)\
Cinq ou six arpents de terre situés près la croix des Vignes, sur la route de Rouen, donnèrent lieu à un bruyant litige. Dom Charles Bullet, usufruitier de Longuesse, et le sieur François Molard, curé de la Villeneuve-Saint-Martin, en revendiquaient les dîmes. Un jour, ce dernier se rendit sur les lieux et rencontra son compétiteur. Oublieux du respect qu’il lui devait, il l’invectiva avec beaucoup de violence, en l’appelant : bougre et apostat. Il avait un couteau nu à la main, avec lequel il menaçait de le tuer. Mais apercevant les ouvriers de dom Bullet, qui, sans se laisser déconcerter par son manque d’aménité et son langage farouche, se hâtaient de prélever les dîmes contestées, il pensa que son arme pouvait entraver la besogne des dîmeurs. Se précipitant sur les gerbes, il en coupa les liens.
La lutte était trop ardente; il fallait (pic la justice intervint pour terminer ce déplorable désaccord.
Une sentence de requêtes procéda à un partage. ERe accorda 2 arpents au curé de la Villeneuve-Saint-Martin et 2 arpents 1/2 à dom Charles Buffet (4 octobre 1639) \
Le 26 juillet 1 666, un arrêt condamna les religieux de Saint-Germaindes-Prés à payer à Antoine Château, curé de Longuesse, 12 septiers d’avoine et 10 septiers de froment. Depuis deux ans il n’avait rien reçu*.