‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 3)Chapitre 173 sur 261 · Lebeuf · texte numérisé non relu

Lebeuf

les pauvres. Il affecta à leur soulagement les revenus de quelques maisons

Jean de Meudon, clerc, possédait deux pièces de vignes, l’une située au lieu dit la Honte, et l’autre, auprès du pressoir des Yoües. Ces immeubles étaient destinés à l’entretien d’un chapelain dans l’église de Saint-Marcel.

Comme on voulait l’obliger à en vider ses mains, il obtint qu’il jouirait de l’une d’elles, sa vie durant, payerait annuellement 9 deniers de cens, à la Saint-Remi, et 4 setiers de vin au temps de la vendange. Il fut stipulé que son successeur ne pourrait prétendre au même privilège, si le convent de Saint-Germain n’y consentait (1289)1 2.

C’est en 1 244 qne s’établit la curieuse coutume du reportage. Si les habitants de Clamart cultivaient des terres à Meudon, le prieur de Saint-Martin-des-Champs, gros décimateur de Clamart, percevait la moitié des dîmes sur ces terres. Si, au contraire, les habitants de Meudon faisaient qnelque labourage à Clamart, l’abbé de Saint-Germain-des-Prés, gros décimateur de Meudon, avait le droit de réclamer à ses hôtes la moitié des dîmes à l’époque delà récolte3.

Le monastère des Hautes-Bruyères, au diocèse de Chartres, percevait chaque année un muid de froment sur les dîmes de Meudon. Serait-ce Amauri d’Issy qui aurait constitué cette rente, en permettant à ses deux filles de prendre l’habit religieux dans ce monastère et d’y servir Dieu et la Vierge tous les jours de leur vie4 5 6?

Le 21 mai 1 49G, Guillaume Fusée, seigneur de Villebon, autorisa le prévôt de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés à prélever annuellement à perpétuité, sur son fief, 5 setiers de grain, mesure de Paris. S’il y avait un jour des vignes sur son territoire, il lui accordait d’en percevoir la dîme3.

En i5io, Denis des Moulins déclare qu’il est détenteur du moulin de Rettelon et de quelques autres héritages. Pour celte propriété, il paye, comme redevance, au pitancier de Saint-Germain 12 deniers de cens et 8 sols de rente”.

Page 1