MARLY-LE-ROI
Le 25 avril 697, un personnnage nommé Aldaric échangea avec Waldromar, abbé de Saint-Germain, 9 bonniers ou 1G arpents de terres environ sises à Marly, dans le pays de Poissy, contre un domaine au même lieu. L’acte, daté de Bougival, a été successivement publié par Alexandre Teulet ( Bibliothèque de l’Ecole des Chartes, t. II, p. 5jo), par Guérard ( Prolégomènes , p. 941)» dans le recueil des Diplomata de Pardessus (t. II, p. 348), et par Tardif ( Carton des rois, p. 32). Pour M. Longnon (Introduction au Polyptyque, p. 199), Marrilacus désigne incontestablement Marly-le-Roi et, d’après lui, Tardif est dans l’erreur quand il traduit ce mot par Marly-la-Ville (Seine-et-Oise, arrondissement de Pontoise).
En février 1198, une dame, nommée Philippe, donna à Saint-Germaindes-Prés la cinquième partie de ce qu’elle possédait à Marly. Elle demandait en retour la faveur de participer aux suffrages du monastère1.
Parmi les fiefs que possédait Saint-Germain-des-Prés, en 1176, on trouve, sous le n° 55, la mention suivante : « Radulfus (le Granz) de Marli (tenet) feodum unum apud Marli2. »
Marly-le-Roi se trouve à quatre petites lieues de Paris, entre Versailles et Saint-Germain-en-Laye. On le trouve désigné, dans les anciens documents, par : Mairilacus, Màrletum, Marleium, Marliacum Malliacum. S’il faut en croire Lebeuf, ce nom viendrait de maria, signifiant terre grasse, d’après Pline, ce qui convient fort bien à tout le bas de Marly3.