Id. ms.fr. 16849, P
COURBETIN
Un bail du 4 février i633 nous donne la situation topographique et la contenance du fief de Courbetin et Ghampgervaise. Affermé à Charles des Oliviers, escuier, commissaire ordinaire de l’artillerie, et à Eléonore de la Fosse, son épouse, il comprenait dans les communes de Saint-Hilliers et de Cliampcenest, arrondissement de Provins (Seine-et- Marne), où il s’étendait :
i° Château, maisons, étables, colombier à pied, étang et fossés, contenant 9 arpents 3 quartiers 3 perches;
2° 275 arpents de terres, prés, bois en diverses pièces;
3° 100 sols 6 deniers de menus cens, 4 septiers 5 boisseaux de blé froment, mesure de Provins, et i3 poules de rente.
Pendant le bail, le preneur devait entretenir les bâtiments en bon état, faire curer les fossés et l’étang, peupler celui-ci de carpes et de perches, tous les trois ans. 11 s’obligeait aussi à payer au sieur de Champcenest, chacun an, 10 sols 8 deniers, pour 23 arpents de terres qui se trouvaient dans sa censive. En outre, il promettait de faire marner, le plus tôt possible, 109 arpents de terre. La justice haute, moyenne et basse s’exerçait par le moyen des juges, du procureur fiscal, du greffier et du sergent. Les bailleurs instituaient ces officiers, et le fermier payait les gages accoutumés. Ce dernier percevait le revenu des amendes, défauts et droits de tabellionage; mais il était obligé de tenir de bons et loyaux registres des arrêts de justice, des rentes et des contrats d’acquisitions qui se faisaient en la censive de Courbetin. Le preneur s’engageait à recevoir deux fois par an trois religieux avec 3 chevaux, 3 jours de suite. Les cinq premières années, il devait payer annuellement 100 livres ; dans la suite, le prix du bail s’élevait à 20 livres h
Le 29 novembre 1641, la terre de Courbetin fut cédée à la famille de Sourdis pour la somme de 9000 livres1 2.