‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 3)Chapitre 208 sur 261 · Arch. départ. Seine-et-Oise, E · texte numérisé non relu

Arch. départ. Seine-et-Oise, E

Le 21 mai 1876, Guillaume Ollive reconnut tenir en censive du trésorier de Saint-Germain « 62 arpents de terre, prés etaulnayes, en plusieurs pièces assises au terroir de Montéclain », et s’obligea à lui payer pour cela une cense annuelle de i5 deniers parisis par arpent'.

Vous relevons, dans le dénombrement de 1 384, le passage suivant, qui nous donne la valeur de ce domaine à cette époque : « Item le dict Trésorier a k Monléclin une maison avec environ 20 arpens de teires et 18 arpens de prés et 12 livres de menus cens, environ 3oo arpens, que boys que bruyères, basse justice, la moitié d’un petit molin, tout ce loué, montant et avallant, x muids de grain à la mesure de Château fort1 2. »

Dans tout ce qui précède, il a toujours été question, comme des plus anciennes et des plus importantes dépendances de Montéclin, du moulin de Vauboyen. Soit par suite de sa vétusté, soit par suite des guerres qui avaient dévasté le pays, au XVe siècle le moulin de Vauboyen n’était qu’un amas de ruines. Voici ce que nous relevons dans le registre du trésorier : « En 1464, l’abbé et le convcnt de S'-Germain-des- Prés baillèrent à ferme à G. Brisait meusnier démoulant à Joy en Josas, une place à faire moulin, où jadis souloit avoir moulin nommé Vauboyen, à nous appartenant à cause de Trésorier de nostre esglise, assis en la vallée de Vauboyen, soubs Montéclain, au pays de Josas. Moyennant une rente de neuf setiers de moulure et 16 solz parisis, pour 12 années, à la condition de reconstruire le moulin qui avoit esté destruit3. »

Un aveu de iÙ2i fait connaître la situation et l’importance du fief à cette époque :

« i° Manoir-manable, pourpris, corps d’hostel, chapelle, granges, bergeries, estables, auditoire, prisons, grande cour, jardin derrière, avec un vieil colombier à pied ;

« 20 1 1 arpents de taillis et de bruyères qui 11e servaient qu’au chauffage du fermier;

« 3° 80 arpents de bois taillis, bruyères, gastines, pouvant valoir par an dix livres ;

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