Id. LL. io58, p
En 1646, le chapitre de Saint-Germain-des-Prés décida l’achat de la ferme du Pont d’Àntony pour le prix de 120.000 livres *. En 1667, les religieux achètent à MM. de Delery les biens qu'ils possédaient à Antony pour le prix de 2 2.3oo livres. La beauté du site, la proximité de Versailles, cette immense étendue de forêts giboyeuses, déterminèrent Louis XIV à adjoindre une partie de ce territoire au domaine royal. Le 21 avril 1682, le roi fit demander aux religieux de Saint-Germain de lui vendre les bois de Verrières, de Montéclin et d’Amblainvilliers. Une telle requête ne pouvait être refusée, d’autant qu’elle était tout au profit de l’abbaye. Les religieux cédèrent donc à leur royal acquéreur une étendue de cent arpents de bois pour le prix de 297.200 livres tournois ; pour l’emploi de cette somme ils achetèrent les terres de' Berny, de Fresnes (de Laÿ), la seigneurie de la Tour d’Antony, la ferme de la Croix-Blanche, etc. : toutes ces terres avaient été saisies sur la succession de Mr de Lyonne et vendues par autorité de justice. Une année après l’acquisition qui en avait été faite à frais communs par l’abbé et le convenl de Saint-Germain, le premier obtint des religieux la cession de leurs droits sur Berny et sur Fresnes, et leur abandonna en échange les domaines de la Tour, du Pont d’Antony, le château et la terre de Caclian 2. Dès lors les abbés de Saint-Germain-des-Prés établirent leur résidence dans le magnifique château de Berny, dont les splendeurs convenaient au fastueux train de maison de ces princes et dont la proximité de la résidence royale avait pour eux des charmes et des avantages qu’ils savaient apprécier 3.
Nous allons terminer cette vue d’ensemble sur la prévôté d’Antony, qui, comme nous l’avons dit, était une dépendance de la mense conventuelle, par la partie de la déclaration faite en 1 790 par les religieux de Saint-Germain relativement à ce membre de leur monastère.
Antony et Verrières — terre et seigneurie — ancien domaine
DE l'ABBAYE DÈS LE TEMPS DE ClIARLEM AGNE.
i° Justice haute, moyenne et basse ; patronage, etc.
20 Les cens, surcens, lods et ventes d’Antony et Verrières.
Année commune . 5. 000 livres.