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les religieux Bénédictins payeraient dorénavant 460 livres au curé, pour son gros, au lieu de 10 septiers de mesteil, 10 septiers de seigle et un muid d’avoine qu’ils lui fournissaient auparavant1. Un document portant la date du mois de juin i5o4 mentionne la fondation d’une messe, le premier vendredi de caresme 2.
Outre leglise paroissiale, il y avait à Longnes deux chapelles : celle de Saint-Sauveur de Mirebel et l’oratoire de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. On est porté à croire que ce sanctuaire se trouvait sous la tour : des restes de nervures ogivales semblent l’attester.
L’église comprend trois parties distinctes : la nef, le chœur et la tour. La nef a été reconstruite dans les premières années du XVIIe siècle, au moins pour ce qui concerne la voûte et la toiture. Un des tirants qui supportent la voûte porte la date de 1607. C’est un vaste quadrilatère, dont les murs sont percés de larges ouvertures en plein cintre. La voûte demi-cylindrique en bois est intérieurement recouverte d’un enduit de plâtre. La partie inférieure de la tour est du XIIe siècle. La façade à l’ouest est percée d’une porte à arcade surbaissée, surmontée d’une fenêtre ogivale. Le côté sud laisse voir l’emplacement d’une autre fenêtre ogivale de même dimension que la première, et qui a été murée.
A l’intérieur, on remarque les restes des nervures d’une voûte ogivale qui n’existe plus. La disposition des lieux et la tradition paraissent indiquer qu’il y avait là une chapelle, peut-être la chapelle de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, dont il est question dans les archives communales, à la fin du XVIe siècle. Les mêmes archives notent que la partie supérieure de la tour fut brûlée, avec leglise, en 1690, à la suite de la bataille d’Ivry. Elle venait d’être restaurée, et les marguilliers de Longnes avaient payé de ce chef 1900 livres au sieur Boulland. Comme ce dernier n’avait pu ou su parfaire son travail, on dut, pour terminer ces réparations, passer un second marché avec le sieur Jourdan (19 septembre 1680) 3.
Actuellement la tour est surmontée d’un toit pyramidal en ardoise de forme quadrangulaire. Avant la Révolution, elle contenait trois cloches. Deux furent sans doute enlevées en vertu du décret du 23 juillet 1793, qui prescrivait de ne laisser qu’une cloche dans chaque église.