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3. Dom du Bourg, l’Abbaye de Saint-Germain-des-Prés au XIV' siècle. Arch. nat. L. 7G0.
Le tout a été loué au sieur Louis Debras, demeurant à Monlchauvet, pour 4oo livres, par bail passé devant Lefebvre, notaire à Paris, le 6 mars 1787, et 45o livres, en passant ledit bail, faisant 5o livres par an, plus 80 aulnes de toile estimée à 20 sols l’aulne. La jouissance devait commencer en 1788.
Item, en outre du prix du bail, le preneur s'engageait à faire célébrer l’office divin le jour de la fête du patron et les quatre autres fêtes solennelles, et à donner pour ce au curé de Montchauvet la somme de 12 livres.
20 i5 livres de redevance annuelle sur une maison et un terrain attenant, le tout contenant un quartier dont la jouissance a été donnée à vie au sieur Guillaume Lavigne, maître d’école à Montchauvet, par acte devant Baron, notaire à Paris, le 16 juillet 1771, et encore à la vie de son épouse, pour 20 sols de redevance, si elle survit à son mari, par acte de 20 juillet 1777, devant ledit Baron.
3° Le 1/4 du moulin à eau de Montchauvet près Dammartin loué 72 livres au sieur François Jean, meunier au moulin de Gonnel, par bail devant Lefebvre, notaire à Paris, le 27 avril 1784 *.
Les religieux de Saint-Germain-des-Prés devaient au curé de Montchauvet pour son gros douze septiers de blé, six septiers d’avoine1 2. Ils payaient 137 livres 8 sols 9 deniers pour les décimes.
Vente des biens sis à, Montchauvet.
District de Montfort-l’Aumaury. N° 53, — 7 février 1791 :
91 perches et 1/2 de terres et prés en 3 pièces, au terroir de Montchauvet, chantier du prieuré, furent vendus au prix de 1000 livres à Debras, laboureur à Montchauvet.
N° 54, — 7 février :
3 arpents de prés, au même terroir, au dessous du moulin d’Epiais, furent vendus au prix de 4^25 livres à Bondrouet, meunier à Courgent.
N° 55, — 7 février 1791 :
Une maison et terrain y attenant, contenant 25 perches, près le
1. D. Poirier, Bib. nat. ms. fr. 20848, p. 4o; Arch. nat. S. 2858.
2. Lebeuf-Cociieuis, Histoire du diocèse de Paris, t. II, p. 72.
chemin du cimetière, à Montcliauvet, furent adjugés, au prix de 655 livres, au sieur Lavigne, maître d’école à Montchauvet.
N° 56, — 7 février 1791 :
La moitié du moulin de Montchauvet fut adjugée, au prix de 4025 livres, à Jean Meunier, à Montchauvet. Un quart appartenait à l’abbé, et un quart, aux religieux.
N° 58, — 7 février 1791 :
Un bâtiment et pressoir en iceluy, situé à Montchauvet, furent vendus, au prix qe 1575 livres, au sieur Hubert, fermier à Montchauvet1.
Seigneurie temporelle.
Le traité que l’abbé Hugue III conclut avec le roi Louis VI et le comte Amaury renfermait des clauses favorables au monastère de Saint-Germain. Le prélat demanda et obtint pour lui et ses successeurs tout ce qui pourrait provenir des forfaitures et droits de justice, la moitié des revenus des moulins et fours construits ou à construire. De concert avec le monarque et le comte, il nommait les meuniers et les fourniers ; mais ceux-ci étaient tenus de payer la moitié des frais nécessaires pour l’entretien des fours et moulins. Il stipula que les religieux auraient la dixième partie des droits de marché ; que les domestiques de l’abbé et des religieux seraient exempts des droits appelés coutumes; qu’il serait interdit aux botes de Saint-Germain-des- Prés de demeurer dans le château de Montchauvet, sinon en temps de guerre, et que, la paix conclue, ils seraient tenus de regagner leur domicile ou de renoncer aux biens concédés par l’abbaye2. Louis VII confirma cet accord en 1167, et Philippe-Auguste en 12023.
1. Registre de la vente des biens nationaux de Seine-et-Oise. ( Archives départementales de Seine-et-Oise.)
2. Louis VI décida que ceux qui viendraient s’établir à Montchauvet ne pourraient être réclamés par leurs seigneurs. Aux termes d’une charte communale qu’il octroya en 1 1 38, les bourgeois de Montchauvet- étaient exempts de tailles et corvées, à la condition de rester neutres dans toutes les discussions qui s’élèveraient entre le roi et le seigneur du lieu.
3. Arch. nat. LL. 1024, p. 43; K. 22, n° i3 ; Bouillaut, p. 86; Arch. nat. LL. 1026, p. 45.
En 1206, Philippe, archidiacre de Poissy, reconnut que le prieuré de Montcliauvet ne lui devait point de droit de procuration *.
Plus tard, 20 novembre 1220, les habitants s’engagèrent à payer aux Bénédictins 8 deniers par arpent pour les vieilles vignes, 10 deniers pour les nouvelles et le 5e pot pour le pressurage1 2.
Dans une charte du mois de novembre 1337, nous trouvons une longue énumération des privilèges et coutumes de Montcliauvet. Gomme ils offrent quelque intérêt, nous nous faisons un devoir de les mentionner.
i° Philippe, par la grâce de Dieu, roi de Navarre et comte d’Evreux, ordonne aux habitants de choisir le lendemain de Noël 12 jurés pour l’année. Ces hommes sont obligés de se présenter devant le bailli de Mantes ou le procureur de Montchauvet pour prêter serment de respecter les droits du roi. A la fin de l’année, ils se nomment douze successeurs, qui jurent comme eux fidélité au prince.
20 Les jurés désignent toute fois que mestier en est trois sergents pour garder la ville pendant la nuit, et trois autres pour veiller sur les héritages, trois courratiers pour accompagner les marchands venant acheter du vin en la dite bourgade et pour les conseiller suffisamment.
3° Ils ont aussi la charge d’élire un maçon et un charpentier pour oster les périls (?) des maisons et faire rapport selon que à tel cas appartient, deux boullengers, deux bouchers, taverniers et autres personnes des autres mestiers, toute fois que le cas se y offerra.
Pour les emplois demandant personnes jurées, ils présentent les élus aux gens et officiers du comte. S’ils sont trouvés aptes aux offices en question, ils doivent promettre de les exercer en toute loyauté. Lorsque ces derniers commettent quelque méfait, les jurés interviennent pour appeler sur la tête des délinquants le châtiment qu’ils méritent.
4° Les jurés peuvent s’assembler en la maison commune chaque fois que les besongnes de la ville l’exigent. Ils doivent soustenir, supporter les charges que comporte cette maison. Les gens du comte y peuvent tenir assises et assemblées quand bon leur semble.
5° Les jurés ont droit de borner les héritages dans la ville même ; mais non les sentiers, les chemins et forts qui relèvent du prince.
1, Arch. nat. L. 780.
6° Les jurés doivent choisir les frères qu’il convient de mestre en la maison-Dieu. Ils les présentent aux officiers du comte qui leur font prêter serment, s’ils les trouvent à ce suffisants. Le maître de la maison- Dieu rend compte de son administration aux gens du comte, en présence des jurés.
Si quelqu’un de Montchauvet ou du voisinage empiète sur la terre du comte d’Evreux, les jurés se rendent sur les lieux et font un rapport relatif au délit. Si les officiers du comte doivent eux-mêmes se transporter sur place, ils appellent les jurés et d’autres personnes de la ville, si mestier est.
7° Si aulcun mesdit ou meffait aux douze jurés ou à aulcun d’iceux faisant les besongnes de la dite ville et les bonnes nécessités d’icelle, les jurés peuvent les appeler par devant les gens du comte qui contraignent les meffaisants à faire amende de ce.
8° Les jurés ont aussi toute liberté de faire arrester par les sergents du comte les marchands ou autres personnes qui leur doivent quelques denrées de vin ou autres jusqu’à ce qu’ils aient reçu satisfaction.
9° Le comte d’Evreux commande que les estallons à mesures de grains, de vin, aulnes et poix à peser soient baillés par ses gens en garde aux douze jurés. Lorsqu’il s’agit d’estallonner les mesures, aulnes et poids, les gens du comte sont tenus d’appeler les 1 1 jurés, qui ont la moitié des proffits de ce travail. Le reste appartient au comte1.
Les deux prieurés de Montchauvet et de Septeuil avaient été unis à la mense conventuelle. Ils furent détaxés et l’abbaye de Saïnt-Germaindes-Prés fut remboursée d’une somme de 280 livres qu’elle avait payées, en 1 568 2.
En 1590, le roi remit aux religieux de Saint-Germain un tiers des décimes qu’ils payaient pour les églises de Septeuil et de Montchauvet, dont les fermes avaient été ruinées par les gens de guerre 3 4.
Le 10 août 1739, les Bénédictins offrirent à monseigneur le comte de Clermont, leur abbé, la chasse dans l’étendue du prieuré de Montchauvet \