Id. LL. 1 i4G, p. 7GG
Hermand de la Forest les fit annoncer en diverses contrées par des clercs, qui emportaient avec eux des reliques pour les exposer à la vénération des fidèles ( 1 493) *.
Les pèlerins venaient nombreux invoquer Notre-Dame-la-Désirée. Leur affluence était telle, au XVIe siècle, que de nombreux marchands, accourus des villes voisines, s’installaient aux abords du sanctuaire, où leur réunion formait une foire d’une certaine importance. « J’ai « droit, disait la duchesse d’Enville, dans un aveu au roi, en 1771, de « faire tenir trois foires, l’une, le jour de l’Annonciation de la Vierge, « l’autre, le lendemain de Pâques, et la troisième, la veille du jour « saint Georges, au hameau de Notre-Dame-la-Désirée,... où il y a « une chapelle à laquelle tous les lieux circonvoisins et fort éloignés « ont une particulière dévotion, et se payent, à moi ou à mon fermier, « pour les marchands étalants, cinq sols pour droit d’étalage. »
Deux transactions intervenues, l’une, en 1 667, avec Aicolas de Mir, et l’autre, en i665, avec monsieur de Liancourt, donnèrent aux seigneurs de Saint-Martin-la-Garenne la faculté de percevoir ces redevances. Les Bénédictins reçurent en échange le droit de désigner les ermites1 2 3 4, qui voulaient se retirer à l’ombre du sanctuaire de la Vierge, pour vaquer au service de Dieu et à leur propre sanctification '. Nous relevons les noms de quelques-uns d’entre eux, comme Adam Fleurs et Michel Le Tellier, 1649 André Lefebvre, 1642 5, Jacques Rebours et Jean Tabour, 1629 6.
Monsieur de Liancourt, seigneur de la Roclieguyon, demanda la permission de prendre un arpent de terre auprès de la chapelle de Notre-Dame-la-Désirée pour bâtir une petite maison où loger son gai’ennier. Il promit de compenser cette donation d’une autre manière (3 juin 1 64 1 ) 7.
Un arrêt du Parlement confirma, en 1647, aux religieux de Saint- Germain-des-Prés, à l’encontre de Charles Lemestre, curé de Saint-