‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 3)Chapitre 88 sur 261 · Id. S · texte numérisé non relu

Id. S

Le 7 mai 1612, les religieux de Saint-Germain-des-Prés baillèrent à Regnier 100 arpents de terres en friche à Montevrain, à raison de 2 sols de cens par arpent. Le preneur devait les défricher et les mettre en nature de labour1. Nous trouvons, à la date du 17 janvier i63o, un bail sur lequel se modèleront ceux qui seront passés à l’avenir. Il n’y aura guère à varier que le prix du fermage, alors fixé à 700 livres. Il implique dans sa teneur :

i° L’hôtel seigneurial avec grange, étable, bergerie, pressoir banal, geôle, auditoire, prison, jardin, le tout comprenant 3 arpents.

20 Huit vingt douze arpents de terres labourables.

3° Les dîmes, cens, greffe et tabellionage, les amendes jusqu’à 60 sols, la moitié des lods et ventes.

Les preneurs sont tenus de planter des ormeaux à l’entour des bâtiments, à telle distance qu’il ne puissent gaster les couvertures, de payer au vicaire perpétuel son gros, de faire dire chacun an quatre messes basses : à Noël, Pâques, la Pentecôte et l’Assomption ; de fournir au prévôt du dit lieu la somme de 10 livres, par chacun an, ou de le nourrir quand il ira au dit lieu exercer la justice, au choix des preneurs ; de nourrir les religieux jusqu’au nombre de trois avec" leurs serviteurs et leurs chevaux, 3 jours chacune fois, lorsqu’ils iront à Avrainville ; de faire tous les 3 ans un papier de recettes des cens, rentes et droits tant seigneuriaux qu’autres, de le faire signer par le tabellion et de le fournir au bailleur ; de faire les vidanges des fossés à l’entour des terres 2.

Les religieux de Saint-Germain-des-Prés avaient planté sur la route d’Orléans à Paris, sur la voie d’Arpajon à la Ferté-Aleps, dans toute l’étendue de la terre et seigneurie d’ Avrainville, 807 pieds d’ormes, pour orner le chemin et procurer quelque ombrage aux voyageurs. Une sentence du bureau des finances déclara que ces arbres leur appartenaient (i4 novembre 1741) 3 4. Un bail de 1767 mentionne l’élagage de ces ormes, mais défend de les étêter. Il arrête le prix du fermage à i5oo livres, avec 6 setiers de pois, 3 setiers de haricots et 1 setier de lentilles*..

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