Arch. nat. LL. io44, p. i
avait manvaisement tué et meurtri un marchand de bétail, Jehan Dumas, de Bourges, qui se rendait à Paris. Saisi à Avrainville, il fut jugé et exécuté dans la capitale. Les religieux de Saint-Germain-des- Prés protestèrent. Le prévôt daigna leur déclarer que cet acte ne porterait point préjudice à leurs droits pour l’avenir (27 septembre 1367) L
Louis de la Fosse, retenu dans la prison d’Avrainville, fut condamné à être étranglé à une potence, sur le chemin allant de Châtres aux bois de Torfou. Il devait ainsi expier ses multiples larcins, espiements de chemin et meurtres. Ses biens furent confisqués au profit des Bénédictins (23 septembre i5ii)\
Le sieur Jean Gautier avait perpétré un homicide. Sachant le triste sort qui lui était réservé, il se hâta de prendre la fuite. Cette prompte disparition n’arrêta point l’œuvre de l’inexorable justice. Elle commanda que le coupable serait suspendu à une potence, au carrefour d’Avrainville, en personne, s’il avait la bonté de se laisser appréhender, sinon, en effigie, pendant vingt-quatre heures. Ses biens furent adjugés par moitié à ses cohéritiers et à l’abbé de Saint-Germain, le cardinal de Tournon (29 septembre 1 553) 1 2 3 4 5 6.
Il était défendu de proférer des blasphèmes. Pour avoir commis ce crime, le sieur Cheval fut condamné a trois livres d’amende (23 février i548)\
Les profits de la justice d’Avrainville, greffe, tabellionage et geôlage du dit lieu, la moitié des aubaines, confiscations et voiries furent donnés à bail pour la somme annuelle de 20 livres (août 1 536) s. Jean Feuilleret, qui en était le fermier, refusait de payer une année échue. Il se vit saisir, d’après des lettres obtenues parle cardinal de Tournon, i5o livres d’étain, tant pots, plats, brocs, cuillères, assiettes, trois chaudrons tenant chacun deux seaux, une poêle ronde d’airain, tenant trois seaux, deux lits et traversins garnis de plume. Le tout fut vendu au dernier enchérisseur (3o avril i543)B.
La police se faisait aussi avec une grande régularité à Avrainville.