‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 4)Chapitre 13 sur 121 · XIV. — LES PRÊTRES HIBERNOIS · texte numérisé non relu

XIV. — LES PRÊTRES HIBERNOIS

Une société d’ecclésiastiques, venus d’Irlande, avait pour objet d’instruire la jeune noblesse hibernoise réfugiée à Paris et de l’arracher aux dangers du protestantisme. A Monsieur Taf, premier supérieur, succéda Monsieur Duygni. Messieurs Hederman et Butler, qui dirigeaient un autre centre d’enseignement ayant le même but, résolurent de s’unir à Monsieur Duygni. Il fut convenu qu’on réunirait ensemble dans une même maison les jeunes hibernois du collège de Reims et ceux qui se trouvaient au faubourg Saint-Germain. On choisirait pour diriger cette institution une personne capable, désintéressée, n’ayant pris partie pour aucune faction; une autre s’occuperait de l’économat de l’établissement. Tous ceux qui étaient avec les enfants se retireraient et il n’y aurait avec eux que le directeur et l’économe. On devait payer 16 livres par mois pour chaque enfant. On rassembla ainsi

huit étudiants dont la pension fut assurée. Deux jeunes ecclésiastiques. Messieurs Lebrun et Plombet, s’opposèrent à cette combinaison. lisse plaignirent qu’on voulait les renvoyer et accusèrent Monsieur Hederman de jansénisme. On ne pouvait mettre en contact avec d’autres enfants ceux qu’il avait formés. C’était une calomnie. Monsieur Hederman avait toujours combattu l’hérésie. Une lettre du prieur de Saint-Germain laisse supposer qu’on menaça de saisir les meubles du collège hibernois. Dom Ignace Philibert, dans une lettre de 1662, en demanda un inventaire, défendit d’en rien soustraire et maintint Monsieur Duygni dans ses fonctions. Il se lit aussi remettre la liste des bienfaiteurs et des aumônes recueillies. On ne saurait dire pendant combien de temps subsista cette institution.

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