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2 Ibid., I. 133.
se montaient à 23.057 livres 5 sous, et les charges ne dépassaient pas 7171 livres 19 sous.
Une partie du couvent fut vendue les 2 décembre 1790 et 28 juillet 1791. Les bâtiments servirent de caserne d’abord pour les gendarmes des chasses et ensuite pour les vétérans de service au Luxembourg.
III. — RÉCOLLETTES DE L’iMMACULÉE CONCEPTION DE LA SAINTE VIERGE 1
Le 8 septembre 1627, l’abbé de Saint-Germain permit aux religieuses de Sainte-Glaire de fonder une communauté, rue de Vaugirard. Comme elles ne réussissaient pas, elles s’en retournèrent à Verdun, d’où elles étaient venues. Les Récollettes de Tulle leur succédèrent dans le faubourg, et dom Benoît Brachet, prieur de Saint-Germain, leur accorda, le 14 août 1640, de s’établir dans la maison qu’elles avaient fait bâtir, rue du Bac. Il réserva les droits de l’abbé pour le choix des confesseurs, l’examen des novices et imposa aux religieuses l’obligation de payer tous les ans un écu d’or au curé de Saint- Sulpice. Dans une visite canonique faite le 10 septembre 1655, dom Bernard Audebert, prieur de Saint-Germain, défendit à toutes personnes de pénétrer dans la clôture sans sa permission, excepté aux petites tilles pensionnaires.
La reine Marie-Thérèse d’Autriche jeta les yeux sur les pieuses Récollettes de la rue du Bac pour accomplir le dessein qu’elle avait formé d’instituer un couvent de l’ordre de la Conception de Notre- Dame. Elle n’éprouva de leur part aucune difficulté, et une bulle d’Alexandre IÏI du 18 août 1663 autorisa le changement d’habit, de règle et de dénomination. C’est ainsi que la communauté des Récollettes devint le monastère royal de l’immaculée Conception, avec tous les privilèges attachés à ce titre. Les libéralités de Louis XIV permirent aux religieuses de rebâtir leur église. La première pierre en fut posée, le 13 juillet 1693, par madame de Ligny et mesdemoiselles de Furstemberg, ses petites-filles. Elle fut achevée avant 1703. Les Récollettes avaient fait certaines acquisitions. Le 3 septembre 1682, elles payèrent au sieur Pellisson, administrateur de la mense abbatiale de Saint-Germain, 5920 livres, comme droits d’indemnités.
Au moment de la révolution, elles étaient 26 religieuses de chœur et 6 sœurs converses. Elles avaient d’assez beaux revenus. Devenu
1 Cocher is. III, 189. Sauval. I, 683-87. Jaillot. XX, 10-13. Arch. nat. L. 763.
propriété nationale, leur couvent tut vendu en 1798. Les maisons 67 à 77 de la rue du Bac proviennent de cette communauté. L’église lut convertie en salle de spectacle, et plus tard en salle de bal.