XVII. — AUGUSTINES DU VERBE INCARNÉ, RUE DE GRENELLE
Les religieuses du Verbe Incarné et du Très Saint-Sacrement s’établirent à Paris, rue de Grenelle, dans une maison dépendante de l’hôpital général. Elles suivaient la règle de Saint-Augustin et se destinaient à l’éducation des jeunes tilles . Quand elles eurent obtenu des lettres patentes, I)om Benoît Brachet bénit leur chapelle et les introduisit dans leur monastère, le 4 janvier 1644, en leur imposant de payer chaque année un écu d’or au curé de Saint-Sulpiee. En 1670, le couvent du Verbe Incarné servit d’asile à plusieurs religieuses de communautés supprimées par le Parlement; mais il ne pouvait plus recevoir de novices. Il était ainsi condamné «à disparaître dans un avenir plus ou moins prochain, lorsqu’un arrêt du prieur de Saint- Germain, enregistré par le Parlement le 4 septembre 1671, vint mettre lin à son existence. Les religieuses furent transférées à la place du Puits-l’Ermite, dans une maison dite la Crèche. Dans un mémoire imprimé, elles accusèrent Dom Texier de s’être vengé en les frappant, parce qu’elles avaient refusé d’agréer comme supérieure une ursuline de ses amies, qu’il voulait leur imposer.