XXVI. — CARMELITES, RUE DE GRENELLE
Les Carmélites, établies à Notre-Dame-des-Champs, désirèrent avoir dans Paris une maison, qui pût leur servir de refuge en cas de nécessité. Autorisées en 1663, elles fondèrent un monastère rue des Bouloi, et la Reine, qui les avait favorisées, posa la première pierre de l’église, le 20 janvier 1664. Le peu d’étendue de ce couvent engagea les religieuses à choisir une demeure plus vaste. Elles achetèrent, en 1687, une maison située rue de Grenelle et vinrent l’habiter immédiatement. Elles étaient au nombre de 40 : 32 sœurs de chœur et 8 converses. Sur les terrains dépendant de cette communauté, on a ouvert la rue Martignaç.
1 Cocheris, III, 111. Arch. nat. L, 770.
2 Ibid,, III, 261. Sauval, I, 672.
XXVII. — SOEURS DES ÉCOLES CHRÉTIENNES ET GRATUITES, DITES DE L’ENFANT JÉSUS 1 2.
La première maison de ces religieuses fut fondée à Rouen, en 1666. Vingt ans plus tard, les sœurs des écoles chrétiennes tenaient à Paris, dans la paroisse Saint-Sulpice, huit écoles; dans les rues Saint-Joseph, Saint -Dominique, Saint -Placide, de Seine et à la Grenouillière. Le chef de leur institut et leur noviciat se trouvaient établis rue Saint-Maur, où elles avaient une chapelle. En 1790, les revenus de cette communauté se montaient à 8746 livres 7 sols et les charges étaient de 5676 livres 7 sols.
XXVIII. — BÉNÉDICTINES ANGLAISES 3, FAUBOURG SAINT-MARCEL, RUE DU CHAMP DE L’ALOUETTE.
Le 1er septembre 1672, Dom Victor Texier, prieur de Saint-Germain, en qualité de vicaire de Monseigneur de Paris, se transporta au monastère des Bénédictines anglaises, faubourg Saint-Marcel, pour vérifier l’authenticité de quelques reliques des compagnes de sainte Ursule, qui avaient été envoyées de Cologne.