GRIGNON
Grignon, qui est à moitié chemin, entre Orly et Thiais, est un écart de cette dernière paroisse. Lebeuf prétend qu’on devrait l’appeler Grigny et non Grignon, car on trouve dans les chroniques : Grisniacus juxta Orliacum. A part les événements qui lui sont communs avec Thiais et Choisy, nous trouvons peu de choses à dire sur cette localité.
En 1117, l’abbé de Saint-Germain donna en échange à Pierre, maire de Sainte-Marie-d’Orly, 3 arpents de terre à Perruzel, et 6 à Grignon, pour 8 arpents situés à Paray 2.
Sous la date du 16 lévrier 1488, nous trouvons que l’abbaye percevait à Grignon 9 sols parisis de cens et 32 sols de rente.
Une autre pièce de terre, partie en friche, partie en labour, située au lieu dit Cornet, est affermée 3 sols de cens (25 novembre 1490) 3.
Le 7 octobre 1560, les religieux afferment à Martin Boutet une planche de terre où souhait être un four à banc, pour la somme de 10 sols parisis 4.
Jean Rabuteau vendit au monastère de Saint-Germain trois espaces de maison et masure, cour, jardin et appartenances assis à la grand’rue de Grignon, au prix de 31 livres 10 sols.
Le four banal de Grignon était baillé, en 1276, pour une rente annuelle de 40 sols. Les preneurs devaient le tenir en bon état 5.
Les religieux permirent au sieur Sibour de faire une volière à pigeons (12 octobre 1607) 6.
En 1645, avec l’autorisation des Bénédictins, François Soyer établit un réservoir pour recevoir les eaux d’une fontaine qui se trouvait dans la grand’rue de Grignon et les conduire sous terre dans son jardin 7 .
1 Communes de Thiais el Orly (Seine).
2 Arch. nat. LL. 1145, p. 355.
3 Id. LL. 1145, p. 265.
* Id. LL. 1145, p. 335.
5 ld. LL. 1026, p. 146.
6 Chap. conv. Bib. nat. ms. fr. 16849, p. 59.
7 Arch. nat. LL. 1145, p. 253.