BO'NIN
fois de possesseur. La guerre avait ruiné les religieux de Saint- Germain-des-Prés : ils avaient fourni 6i38 livres, en 1077. Charles X de Bovubon ne voulait rien faire pour eux. Le Parlement leur permit alors de prendre goo livres svu- la mense abbatiale, et, plus tard, le Conseil d'État leur donna la jouissance des terres de Dammartin, MUeneuve- Saint-Georges, d'Emant et Cachant, jusqu'à la somme de six mille livres (iSgo)^
Il nous reste à parler de plusieurs échanges qui nous fournissent la désignation de plusieurs localités.
Le 3o octobre 1640, Henri de Bombon, abbé de Saint-Germain, acquit de Simon Coisnard, marchand à Paris, i3 arpents de terre, au lieu dit le Pré, à Villeneuve-Saint-Georges. Il donna, en contre-échange, II arpents de terre à Valenton, sis au Champ-Julien'.
Le même, l'année suivante (3o octobre i64i), se fît adjuger 10 arpents de terre, au Pré-Cornu. Le 22 juin i654, le sieur Colbert de Yandières lui abandonna par échange 9 arpents et demi de terre au champ Marié, près Pierrefritte, au territoire de Yilleneuve-Saint-Georges^.
Le 23 avril 1700, le chevalier Briget céda à l'abbé de Saint-Germaindes-Prés 16 arpents de terres labourables et lui en demanda 8 en contre-échange*.
Xous allons transcrire, avant de clore cet article, plusieurs dénombrements capables de nous donner une connaissance approximative des propriétés que l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés possédait à Yilleneuve-Saint-Georges. Le premier que nous rencontrons remonte à l'année i384 et est conçu en ces termes :
Item à Yilleneuve-Saint-Georges, a un bon hostel ainsi comme il se comporte avec 4 arpents de vignes appartenant au dit hostel.
Item, toute justice haute, moyennne et basse, laquelle couste plus qu'elle ne vaut.
Item, environ 200 arpents de terre arable qui vaut bien de moisson, par an, montant et avalant, 10 muys. Item, environ 43 arpents de prés, qui peuvent valoir par an, montant et avalant, 4o livres.