Id. L
la taille, mais on ne pouvait y recevoir ni hospitaliser les personnes soumises à cet impôt envers Saint-Germain-des-Prés.
Comme l'observe Félibien dans son Histoire de Paris, le roi semblait prétendre à la justice de ^ illeneuve-Saint-Georges, comme le prouve le fait suivant. Au mois de mai 1207, deux faux monnayeurs furent pris à Villeneuve et pendus aux fourches de -l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, au dit lieu. Les prévôts de Paris réclamèrent; Louis IX fit pendre les corps des suppliciés à des fourches situées dans une terre commune au roi et à l'abbaye. Le Parlement s'émut de ces deux pendaisons. Après avoir chargé Philipe de Cahors et messire Jean Chevalier d'examiner cette affaire, il donna gain de cause à l'abbé dans une réunion tenue en septembre à Melun. Les cadavres furent dépendus et pendus de nouveau aux fourches de Saint-Germaine
On nous permettra de citer plusieurs autres arrêts intéressants au point de vue des mœurs de l'époque.
A la date du 18 novembre iSyr, nous lisons : « Ce soir furent amenés en prison Jehan Froger et Philippe Biau Vallet par Pierre Rousseau, qui les trouva en fait présent que ils s'entrebatayent au soir de nuiz, en lostel de Perrin Poulain, et firent sang l'un à l'autre, et depuis qui furent en prison, le dit Froger s'en fouy sens congé. Jehan Froger avait frappé Philippot Biau Vallet d'un baston. 11 lui fit sang à la tête. Le coupable paya les dépens et le montant des chômages occasionnés par la maladie. »
Le i5 juin iS-a, la femme Robin Guermont, Heloys, avait bouté hors de sa maison, injurieusement, Jaquet Charpentier, juré, sur le fait de boulangerye. Celui-ci trouvait les pains de Guermont trop petits et jugeait à propos d'en faire la remarque. Heloys fut condamnée le 29 juin à 100 sols tournois, ou à un mois de de prison au pain et l'eau '.
Le 26 mai 1879, le Chàtelet de Paris confirma une sentence portée par l'abbé de Saint-Germain-des-Prés aux assises de Viileneuve-Saint- Georges à l'appui du religieux prévôt qui avait condamné Henri