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YALENTON
Nul doute que ce lieu ne soit très ancien, comme le prouve son nom d'origine romaine. On peut croire que le fondateur et le premier propriétaire de ce village s'appelait Valens. Quand et comment cette terre, qui se trouve à trois lieues et demie de Paris, sur la rive droite de la Seine, est-elle venue au pouvoir de l'abbaye de Saint-Germaindes-Prés ? L'auteur de la vie de saint Babolein, qui vivait au XP siècle, prétend qu'elle lui fut donnée par Clovis II. Suivant Lebeuf, un de nos rois de la première race aurait, vers l'an 720, accordé cette propriété au célèbre monastère parisien. Louis le Débonnaire, en 829, et Charles le Chauve, en 872, confirmèrent cette donation -. Le même auteur opine que Villeneuve-Saint-Georges s'éleva sur le territoire de Valenton. L'abbé Ililduin assigna pour l'entretien de sa communauté tout ce que l'abbaye possédait en ce lieu (829). A la suite des guerres civiles qui ensanglantèrent la France, les religieux de Saint- Germain furent forcés d'aliéner quelques parties de cette seigneurie. Plusieurs fiefs furent formés et l'un prit le nom de Plaisir, un autre est connu sous le nom des Placines\ Ce domaine monastique s'accrut par des acquisitions successives et donna lieu à de nombreuses transactions.
Par acte devant l'ofTicial de Paris, Ferri de Valenton, chevalier, vendit à l'abbé de Saint-Germain-des-Prés tout ce qu'il pouvait prétendre dans les biens tant féodaux que censuels situés à Valenton, provenant de la succession de Jean de ïyois, moyennant la somme de 55 li\Tes parisis (mai i236)*. Les religieux de Saint-Germain revendiquaient la succession entière du dit Tyois, comme leur homme de corps, décédé sans enfants. Au contraire, le dit Ferri soutenait qu'elle devait lui revenir, ainsi qu'aux autres collatéraux. 11 devait certainement invoquer la qualité de chevalier départie au défunt. Ce titre ne s'accorde pas en effet avec la servitude pas plus que la possession des