Id. LL. io42, p
G. Id. LL. 10^2, p. 27.
revenus. Dans la charte de donation il demandait des prières et services religieux pour lui et sa famille'.
Cette possession fut-elle distraite du domaine des Bénédictins? Un document de 960 paraît l'insinuer. Il porte que Hugues II, archevêque de Rouen, leur rendit l'église de Longuesse. Il se réserva seulement les droits de synode et de procuration'.
Deux siècles plus tard, on trouva sans doute ce temple trop modeste ou trop insulTisant pour contenir la population qui assistait aux offices. On en construisit un plus en rapport avec les besoins de l'époque.
Un autre archevêque de Uouen, nommé Hugue d'Amiens, fit encore don de cette nouvelle église aux religieux de Saint-Germain-des-Prés. Il voulait ainsi récompenser l'afTectueux dévouement de leur abbé à sa personne. Il leur laissa aussi l'ancien sanctuaire avec la faculté d'en faire un oratoire de dévotion. Les droits de s\node et de visite furent maintenus \
En 1175, Rotrou, son successeur, confirma ce qui avaitété accordé'.
Les Bénédictins présentaient à la cure de Saint-Gildard de Longuesse. Ils jouissaient de ce privilège, mais ils avaient aussi la charge de fournir au titulaire les moyens de subsister.
Le curé recevait pour son gros deux muids de méteil et un muid d'avoine. Il se croyait en outre le droit de percevoir la tierce partie des menues dîmes et des dîmes du vin. S'il payait la censive des i4 arpents de terre appartenant à la cure, il en percevait aussi le revenu qui se montait d'ordinaire à un septier de blé par an''.
Le relations des curés de Longuesse avec les religieux de Saint- Germain-des-Prés ne furent pas lovijoiu's empreintes d'une parfaite cordialité.
Le 4 novembre 1601, l'un d'eux, André Danievillc, se fit décharger d'une pension de 13 escus qu'il devait pa\er à la mensc des novices de l'abbaye, en renonçant, pour lui et ses successeurs, aux novales dans les limites et fins de la paroisse de Longuesse ".