‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 5)Chapitre 181 sur 268 · M. LL. ii45, p. Z · texte numérisé non relu

M. LL. ii45, p. Z

tard, 1/178, les Bénédictins recourent au Parlement et formulent des griefs contre Antoine Sanguin et Jean Sanguin, son fils, à propos d'une vieille femme qui a mis fin à ses jours. \ous citerons textuellement la complainte : « Denise, vesve de feu Jehan Gauldry, s'était naguères précipitée et pendue. Au jour qu'elle s'était précipitée, elle était demourant, couchant, levant en un hostel assis au dit Meudon, en la rue neufve, en la haulte justice, moyenne et basse des dits complaignants, mesmement en la ville et terre de Meudon. Laquelle Denise mal conduite et deceue de l'ennemy, au mois de mars, s'en alla aux champs en un buisson, dessous Meudon, au lieu appelé Saultebeuf, et là en un chesne se pendit d'une corde. Laquelle ainsi pendue et précipitée, Anthoine Sanguin, accompagné d'un nommé Jehan Guereinelle, procureur au Chàtelet de Paris, et autres, et aussi de Henry, exécuteur, lequel Sanguin et ceux de sa compagnie, sans enquérir s'il avait fourches patibulaires au dit lieu de Aleudon, faist traîner la dite Denise par le dit Henry jusques à une fosse où elle fut ensevelie ou enfouye, sur laquelle fosse, feist mettre une branche de chesne en manière de fourches patibulaires, dont et desquels exploits et autres torts et griefs se sont complaints les dits religieux'. »

En 1488, l'abbé de Saint-Germain avait fait démolir un pressoir à Meudon. Antoine Sanguin profita de celte circonstance pour lui susciter un procès. Nous voyons que le prélat fut condamné à payer 71 livres II sols à son adversaire, mais nons ne savons si ce fut pour ce motif.

Antoine Sanguin contesta encore aux religieux de Saint-Germain la jouissance des dîmes de Yillebon, mais vme sentence des Requêtes vint déconcerter ses prétentions (i495)''.

Jean Sanguin marcha sur les traces de son père et sembla partager son animosité contre les Bénédictins. En dépit de leur défense, il voulait faire édifier un pressoir dans sa maison située à Meudon ( 1012).

Le 22 mai 1027, une sentence du prévôt de Paris obligea Jean de Beaucourt à qiiilter et délaisser aux religieux de Saint-Germain la possession et jouissance de 10 arpents de terre situés aux environs du village de Fleury ^.

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