‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 5)Chapitre 189 sur 268 · Pouillé de Versailles, abbé Gauthier · texte numérisé non relu

Pouillé de Versailles, abbé Gauthier

rlots, — et au merrain nécessaire à tous leurs instruments aratoires qu'ils recevaient de la main du forestier. Ils pouvaient également prendre de l'herbe pour leurs animaux de trait en donnant, par année, deux journées de charroi par attelage. »

En outre, chaque maison, en donnant 6 gerbes par an, recevait un chartir tous les trois ans. En payant un setier de vin par arpent de vigne, on pouvait exiger tous les pieux et échalas qui étaient nécessaires.

Pour chaque vache envoyée au pâturage dans la forêt communale, on devait fournir un denier. Xon loin du village se trouve un emplacement qui a conservé le nom de Trichoit.

Tricher, dans le langage du pays, signifie trier. Là, chaque soir, se faisait le triage des bestiaux à leur retour des pâturages communaux. Pour les fruits de la rase forêt, chacun donnait une poule ou deux deniers, à moins qu'il ne fût prouvé que le fruit avait manqué. Pour la ramée du bois, chaque maison payait trois œufs, à Pâques. Chaque pécheur avait droit tous les ans à une fourche d'arbre pour laquelle, aux Rogations, il fournissait en échange six écus (nummatas) de poissons (?)'.

CRESPIÊRES

Nous l'avons déjà vu, les revenus de Crespières sont toujours affermés avec ceux de Bouafle. Nous avons peu de renseignements sur cette localité.

Une légende, transmise par la tradition, fait connaître l'origine du nom de Crespières. Lors de la peste noire qui ravagea la France, en i3A8, le village perdit la moitié de ses habitants, tandis que les communes environnantes étaient presque épargnées par le fléau. Les hommes valides, mus par un mouvement de charité, pour empêcher la terrible maladie contagieuse de se propager au loin, eurent

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