‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 5)Chapitre 196 sur 268 · LA MARCHE · texte numérisé non relu

LA MARCHE

La Marche faisait originairement partie de l'ancienne seigneurie de la Celle et du Chesnay. On comprend, par là même, les droits étendus qu'y avait Saint-Germain-des-Prés. Pour faciliter à leurs vassaux les moyens de servir Dieu, les religieux de ce royal monastère bâtissaient des églises. C'est ainsi que leur abbé, Jean de Vernon, fonda, vers 1299, l'église de la Marche. Elle fut dédiée à saint Leu et saint Gilles. 11 donna, pour l'entretien du curé, deux muids de froment, un muid de seigle et un muid d'orge, mesure de Saint-Cloud, à prendre dans la grange du Chesnay. Un nommé Renaud vint ajouter à cette dotation. Il donna au curé un arpent de vigne et six arpents de terre situés à la Marche, mais celui-ci devait payer à l'abbaye six deniers de cens avec les dîmes. L'évêque de Paris, Pierre de Nemours, fit dresser un acte par lequel il déclara que l'abbé de Saint-Germain aurait le patronage de cette église. 11 fut convenu qu'il ne payerait que la moitié du droit de synode. On ne sait pas combien cette paroisse avait alors de

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feux, mais, plus tard, les habitants décimés, dit-on, par les fièvres qu'engendraient les exhalaisons des marais voisins, abandonnèrent la Marche les uns après les autres. Malgré le petit nombre de ceux qui restaient, l'église, qui menaçait ruine, fut rebâtie aux frais de M. Cornuel, président des comptes, et bénite le 12 mai i636.

Par un accord du 28 août i653', les religieux de Saint-Germain abandonnèrent leur droit de dime au curé de la Marche. Celui-ci demanda, le 16 septembre 1677, que sa paroisse fût convertie en une simple chapelle. Il n'y avait pas de presbytère elles revenus ne s'élevaient pas à 80 livres. Il n'existait plus qu'une maison à la Marche ^ La dame du château promit de fournir 3oo livres pour la pension du curé, payables tous les trois mois. De plus, elle devait lui procurer logement et mobilier. En 1702, la paroisse de la Marche fut unie à celle de Vaucresson. Pour sauvegarder les droits de l'abbé de Saint-Germain, il fut accordé qu'il nommerait à cette cure une fois sur trois.

Justice

Une sentence, rendue le 1 1 octobre 1607, maintint la police, la voirie et la justice delà seigneurie de la Marche au profit de Saint-Germaindes-Prés '.

Le 9 janvier 1607, les religieux de Saint-Germain-des-Prés permirent au sieur de Machault de fortifier sa maison de la Marche avec des tours et des fossés '.

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