Arch. départ. Seine-et-Oise, E
Bibliothèque nationale, est loin d'être complet, il est donc permis de supposer que la mention de ces localités figurait sur les folios disparus. En tous cas, si nous trouvons des chartes de donations ou d'acquisitions remontant au \11I^ siècle, nous n'en trouvons aucune qui ait trait à la justice et aux droits seigneuriaux. Or, comme nous allons le signaler tout à l'heure, à cette époque les Bénédictins étaient seigneurs de Montéclin et y exerçaient les droits de justice ; ils tenaient leur fief en hommage direct du Roi envers lequel ils devaient certaines servitudes dont ils furent exemptés par le roi Philippe le Hardi.
En 1284, nous voyons les religieux, en leur qualité de seigneurs de Montéclin, approuver la vente faite par leur vassal, le chevalier Aymeri d'issy, d'un fief situé dans ce territoire à l'église Saint-Honoré de Paris, Ce même chevalier céda aux religieux une certaine étendue de prés qu'il possédait auprès du moulin de ^ auboyen'.
En 1276, les religieux, au moyen d'un échange conclu avec les frères de l'hôtel-Dieu de Paris, ajoutèrent à leur domaine de Montéclin quelques maisons situées dans cette ville'.
Les trésoriers de Saint-Germain qui avaient l'administration de ce domaine faisaient leurs efforts pour en accroître, par leurs acquisitions successives, l'importance et les revenus.
En 1222, Odon, trésorier de Saint-Germain, obtint de l'abbé l'autorisation de faire célébrer la fête de sainte Catherine sous le rite double et affecta pour cet objet une rente de 20 sols à prendre sur 7 arpents de terre qu'il avait acquis de Montéclin et sur un arpent de pré à Vauboyen^.
En 1286, le trésorier acheta pour le prix de 24 livres une masure et 16 arpents de terre.
En 1878, le trésorier paya 100 livres plusieurs héritages situés à Montéclin, 4 maisons avec cour et jardin et une quantité considérable de terres disséminées dans les diverses parties du territoire, aux Noes, à Breton, au Suer, aux Hayes, à la Cousture''. Quelques jours après, ce même trésorier achetait trois autres maisons et 35 arpents de terre, qu'il avait fait saisir sur un débiteur insolvable".