Id. LL. io3o, p
« 4*^ 90 arpents de terres labourables, valant 3 muids de grains;
« 5° 9 septiers de blé mouture et seize sols parisis de censive sur le moulin à eau de Vauboyen ; . u 6" 1 1 arpents de pré, valant 20 charretées de foin;
u 7° 100 arpents de gastines et friches de nulle valeur;
{( 8° Huit vingt perches de longueur de rivière avec droit de pêche, de nulle valeur ;
« 9" 28 livres de cens;
« 10° Droit de lots, ventes et saisisne, amandes, forfaitures et confiscations;
(( II" Moyenne et basse justice, avec maire, greffier, procureur fiscal. Le droit de haute justice a été usiupé '. »
Un bail à ferme de i633 nous apprend que la terre et seigneurie de Montéclain avec la garenne, le moulin de Vauboyen, les bois, les prés, terres, rentes, cens et la moitié des lods et ventes, fut louée pour 9 années, au prix de 600 livres de redevance annuelle, à la charge de consacrer tous les ans 10 livres aux réparations des immeubles, de planter un cent de pieds de vignes et deux douzaines d'arbres fruitiers et de fournir à la table des religieux un veau et trois moutons '.
Mais peu de mois après, les religieux donnèrent une autre destination à cette dépendance. La réforme de Saint-Maur avait été introduite dans le monastère de Saint-Germain-des-Prés. >«ous connaissons plus ou moins les difficultés de cette réforme, la résistance des anciens moines à son introduction, les concordats divers et nombreux qu'il fallut conclure avec eux pour fixer le taux des pensions qui devaient assurer leur entretien et les indemniser des bénéfices perdus.
Parmi ces derniers, un des plus importants, soit par sa valeiu- personnelle, soit par les charges qu'il avait remplies, était le R. P. Dom Claude Cotton, ancien procureur de l'abbaye. Comme sa pension avait été fixée à 600 livres, le chapitre de Saint-Germain lui proposa de la remplacer par la jouissance de la terre et de la seigneurie de Monté, clain, qui, comme nous venons de le voir, était affermée pour pareille somme. Dom Cotton accepta la proposition qui fut très avantageuse pour tous. Grâce à l'habile gestion de l'ancien procureur de Saint-
Arch. nat. S, 297C.
Id. LL. io58.
Germain, aux réparations intelligentes qu'il fit opérer, aux acquisitions qu'il fit faire, les revenus de Montéclin augmentèrent en peu de temps d'un façon remarquable : en iG^o, il fit monter le prix du bail de 600 livres à 1000 livres' et puis à i5oo livres^.
Dans la suite, le Roi ayant réserve les bois de Montéclin pour ses chasses, les servitudes qui en résultaient firent baisser les revenus de cette terre. Le bail conclu en 1680 fit redescendre le prix de ferme au taux primitif de 3oo livres ^
Découragés par ces résultats ou peut-être cédant aux désirs de puissants solliciteurs, les religieux se décidèrent à se défaire de ce domaine à des conditions qu'ils estimèrent avantageuses pour eux. Le 3o juillet 17 16, dom Denis de Sainte-^larthe, supérieur de la Congrégation de Saint-Maur, et les Bénédictins de Saint-Germain signèrent l'acte par lequel « ils cédaient à messire Georges, écuyer, conseiller et premier « chirurgien du Roi, et à dame Marie Rover, son épouse, demeurant à « Paris, au Louvre de Sa Majesté », les terre et seigneurie de Montéclin, « qui relevaient en plein fief, foi et hommage du Roi, à cause delà Tour de Monllhery, et qui étaient chargées de i5 boisseaux de blé meteil envers le S'" de Montarsy, seigneur châtelain de Bièvre-le- Chàtel ». Cette vente était faite à la charge des devoirs et droits seigneuriaux, moyennant le prix de 60.000 livres*.
En dépit de cet acte qui semble devoir clore l'histoire de Montéclin, dépendance de l'abbaye de Saint-Germain, puisque les religieux avaient cédé au sieur Mareschal tous leurs droits tant spirituels que temporels sur ce territoire, nous trouvons les deux parties contractantes sur le point de commencer un long et dispendieux procès, et puis, mieux inspirés, concluant un accord amiable. Le chirurgien du Roi avait enclos dans son parc de BièvreS ou 10 arpents de bois situés sur le chemin de Verrières à Bièvre. Or, les religieux prétendaient avoir droit de dîmes, justice et seigneurie sur ce territoire, en qualité de seigneurs et curés primitifs de Verrières ; de son côté, le sieur Mareschal soutenait avoir des droits sur plusieurs arpents du clos de Vaupereux.