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Amblainvilliers avait fait partie, comme Berny, du domaine primitif de l'abbaye. Un cartulaire de 1176 signale parmi les possessions de Saint-Germain Malniaus (Migneaux) et Amhlevilar, cpii étaient alors deux écarts de Verrières ^. Dans la suite cette seigneurie avait été aliénée et, au XIIl*^ siècle, elle n'était plus en la possession des religieux qui, au sortir des difficultés de l'époque précédente, auraient bien désiré reconstituer dans son intégrité cette magnifique et riche dépendance du monastère. Une circonstance vint leur donner le moyen de réaliser en partie ces désirs. Comme nous l'avons vu ailleurs, les religieux de Saint-Germain durent céder leur fief de Nogent-l'Artaud à dame Marie Bouhier, veuve du marquis de la Vieuville et baronne de Nogent. Les 64.000 livres qui provinrent de cette vente leur permirent de poursuivre la réalisation de leurs désirs.
Le 9 février i645, « messire Jacques Allingrin, Seigneur de \é-en- Vallois, d'Amblainvilliers et de la Martinière, conseiller du Roy, maistre ordinaire en sa chambre des comptes », céda aux religieux de Saint- Germain-des-Prés pour le compte de la mense conventuelle et au prix de 80.000 livres, u la terre et seigneurie d'Amblainvilliers, situées en la prévosté et vicomte de Paris, près de Verrières, chasteau, ferme, parc, jardin, haute, moyenne et basse justice, voirie, droits seigneuriaux, le Clos Clairebourg, une terre à Igny, dit le Clostènu, le fief de Longueraye, sis à Sceaux, près Bourg-la-Reine, avec toute justice », Cette vente était faite à la charge u de continuer toujours dans la chapelle du chasteau la messe qui a accoustumé d'être dite par le vicaire perpétuel de ^ errières, le mercredy de chaque semaine et de faire dire tous les ans le i^''mayune messe. pour le S"" d'Amblainvilliers, sa vie durante et, après sa mort, un anniversaire solennel en l'église abbatiale de Saint-Germain^ ». Le même Jacques Allingrin
1. Commune de Vorrières-le-Buisson, arrond. de Versailles (Selne-et-Oise).