‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 5)Chapitre 248 sur 268 · Id, LL · texte numérisé non relu

Id, LL

Le 20 janvier i65o, vint devant la cour du prévôt le procès entre les habitants d'Antony et de Verrières et les bourgeois de Paris qui possédaient des prés dans les territoires de ces deux villes. Ces derniers voulaient empêcher les premiers de conduire leurs bestiaux dans les prés après la fauchaison, tandis que les habitants protestaient et déclaraient qu'ils entendaient maintenir ce droit immémorial ; ils ne reconnaissaient pas aux bourgeois de Paris la faculté de faire une seconde coupe dans leurs prés. Le registre ne nous a pas conservé la sentence, qui eût été intéressante à connaître au point de vue de la législation agricole de cette époque.

Le 19 août i65o, une sentence des requêtes du Palais maintint les religieux de Saint-Germain-des-Prés dans leurs droits de justice à Antony et notamment dans la maison de la Tour, appartenant au Sire de Bellièvre, qui voulait se soustraire à leur juridiction et qui, malgré ses dignités de Conseiller d'État et de Président au Parlement de Paris, fut condamné à tous les dépens du procès *.

Les religieux étaient sans cesse occupés à défendre leurs droits seigneuriaux contre les empiétements de leurs vassaux. C'est ainsi que, le 28 septembre i5oS, ils obtinrent des lettres royales contre Robert- Louis d'Antony, qui avait fait édifier un pressoir dans la maison au détriment des droits des religieux, qui seuls pouvaient avoir un pressoir bannier dans la ville \ En i5i2, Jean Prévost déclara dans un acte public être détenteur du four de Verrières, sous la redevance de huit livres de rente annuelle et l'obligation d'entretenir ce four à ses frais et dépens '.

En iSaS, défense est faite aux habitants d'Antony et Verrières de porter leurs vendanges ailleurs qu'au pressoir banal, sous peine de 60 sols d'amende et de confiscation de la vendange. Le droit de pressurage s'élevait alors à A solz par arpent*.

Les abbés de Saint-Germain et les religieux usèrent de leur influence en faveur de leurs vassaux et contribuèrent puissamment au développement et aux embellissements de leur ville d'Antony. En i545, François P"", à la demande du cardinal de Tournon, abbé commen-

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