‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 5)Chapitre 27 sur 268 · Id. S. agai · texte numérisé non relu

Id. S. agai

Celle qui restait avait nom Perette. Elle avait été fondue en 1714 et bénite en présence de monseigneur d'Estrées, évêque de Laon, abbé de Saint-Germain, par Jacques Barré, curé.

Il existe à Longues une charité. C'est le nom populaire donné à des confréries autrefois nombreuses dans le Vexin, instituées pour assister les mourants, ensevelir et inhumer les morts. C'est à ce dernier objet que se réduit aujourd'hui l'office des frères de la charité.

La charité de Longues, qui est peut-être la seule suiAivante dans la région, étend son action sur un certain nombre de communes voisines où elle compte de fidèles bienfaiteurs. Les frères prêtent leur office charitablement, c'est-à-dire sans pouvoir réclamer de rétributions quelconques. Le produit de la générosité des familles entre dans la caisse de la confrérie. L'origine de la confrérie de la charité de Longues remonte au pontificat de Paul IV, qui mourut en lôSg, ou acquit une nouvelle vigueur à cette époque. La peste qui ravagea l'Europe en i348 répandit partout la terreur. On craignait son retour. On peut supposer que les évêques se préoccupèrent de cette invasion menaçante et ravivèrent dans leurs diocèses les anciennes confréries si utiles. En ce qui concerne la charité de Longues, en particulier, il semble que sa création ou sa résurrection soit venue à l'heure providentielle, car il y eut une grande mortalité en iôqi. Elle reçut même année de nombreux legs. Sa bannière date de 1608. En 1788, la charité de Longues possédait 34 arpents, 9 quartiers, 3i perches de terres, au territoire de Longues et de Mondreville. Elle avait un four qui paraît avoir servi de four banal, et une chambre de l'Évêque, une maison, dont une partie subsiste encore. On y remarque, au-dessus d'une porte, l'emblème religieux I tt S. La confrérie, supprimée en l'an II, se vit confisquer ses 45 arpents de terres. Elle fut rétablie en 1802. Les religieux de Saint- Germain-des-Prés, en qualité de curés primitifs, durent contribuer à la prospérité de cette œu^Te.

Le premier maître d'école connu s'appelait Pierre Riquet ; il exerça de 1694 à 1715. « Maître d'école et clerc d'église, dit l'acte d'inhumation, il s'acquitta, 21 ans, de ces fonctions avec exactitude, piété et édification. 11 fut enterré dans la nef de l'église devant la porte du clocher. Il eut pour successeurs Jean Legrand, 1715-20, et enfin, son neveu, Jacques Riquet, 1720-84'. ^

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