Dom B0UIL1.AUT, Pièces justificatives, p. 8i
3. Arcli. nat. LL. ii3t, p. i83. Dom Bouillart, Pièces justif., p. 8i.
ques contestations avec le seigneur de Saint-Martin, qui leur demanda de bailler homme. Un acte du 4 juillet i^oo est ainsi conçu : « Sachent « tous que nous, Guillaume, par la permission divine, humble abbé u de Salnt-Germain-des-Prés, confessons que nous tenons, à cause de « notre chapelle la Désirée, trois arpents de pré ou environ mou- « vants en censive de noble homme Macyot de Ver, escuyer, lequels « ne sont point amortis, et parce qu'il a plu au dit Macyot de nous « laisser... tenir de sa courtoisie, mais ne voulons pas que la dite tenue (( ainsi faite... lui puisse tourner à préjudice pour le présent ou pour (( le temps à venir, etc. ' »
Les officiers du roi jetèrent un regard de convoitise sur le sanctuaire de Notre-Dame-la-Désirée. Comme il avait été doté et fondé par les pieuses largesses de Charles V et Charles VI, ils voulurent le considérer comme un bénéfice à la nomination du roi et le conférèrent à un ecclésiastique, nommé Robert Guérin. Les religieux de Saint- Germain-des-Prés s'y opposèrent et soumirent l'affaire au Châtelet de Paris. Ce tribunal rendit, le 29 avril 1899, une sentence qui leur confirma la possession de Notre-Dame-la-Désirée et des dépendances '.
Les pèlerins affluaient. Ils apportaient la joie et la prospérité dans le hameau et dans la paroisse tout entière. Les habitants avaient défriché, suivant une tradition, recueillie par Hippolyte Dcsplanches. une partie des bois qui entouraient la chapelle. La vigne qu'on y avait plantée produisait un petit vin excellent, très apprécié des étrangers. On le savourait avec plaisir, en prenant quelque repos à l'ombre des vieux chênes. Les fidèles se montraient généreux envers le chapelain, ce qui excita l'envie du pasteur de la paroisse. En i458, Jean Fagot, curé de Saint-Martin-la-Garenne, voyant ce grand concours de peuple venant implorer l'assistance de la sainte Vierge, prétendit que les offrandes devaient lui appartenir, parce que la chapelle était située dans sa paroisse. Sur le refus qu'on lui opposa, il intenta un procès, et le Chîitelet de Paris donna raison aux religieux de Saint-Germain. Cependant ces derniers passèrent un accord et CDUsentirent à donner 4o sols chaque année au curé de Saint-Martinla-Garenne \