Id. LL. io63, p. II
3. Id. S. 2858; — Cocheris, Histoire de la ville de Paris, de Leheuî, t. III, 70-72.
aux-Amants, furent vendues à la veuve Mallardot, à Dammartin, I20 livres.
N" loo, — 19 avril 1791 :
Deux arpents et demi de terres, en une pièce, même terroir, chantier du Fourneau, furent vendus àPaumier, aubergiste, à Dammartin. pour 2200 livres.
N° III, — 19 avril 1791 :
20 perches de terre, même terroir, furent vendues au sieur Thibault, tailleur d'habits à Longues, 266 livres.
N° ii3, — 19 avril 1791 :
Un corps de ferme, bâtiments, jardins clos et 2 10 arpents, 25 perches de terre et i5 arpents de prés, en i3 pièces, le tout situé commune et terroir de Dammartin, furent vendus au sieur Roussel, propriétaire, demeurant à Paris, rue Feydeau, i4o.ooo livres '.
Le domaine de Dammartin faisait partie de la mense abbatiale.
Lieux dits.
L'arche.
Bois d'Hou ville.
Les biens rangés.
Buisson bouillon.
Le Bocquet.
Les Boulleaux.
La Brie.
Les Cliquettes.
Les Brouillards.
La Bœuve.
Le Clos de l'abbaye.
Carnette.
Les Caves.
Les Crochets.
Clos de l'épine.
Le Clos de Cornette.
Champ de Champagne.
Bois Germais.
Champ Caillet.
Clos Maillard.
Les Clo seaux.
Le clos viel.
Le clos de l'église.
Les champs foués.
Les Cornets.
La Cotte aux lièvres.
Le clos émouillé.
Les Courtillons.
La croix Mousset.
La coste aux Barbaux.
Dantu.
Les Epinettes.
Le fourneau.
Les graviers.
Garel.
La fillette.
1. Arch. départementales de Seine-et-Oise. Registre de la vente des biens nationaux.
La ferme des fontaines.
Les glaises.
La groue.
Les trois fontaines.
Geslé?
Gloriette.
La Feugère.
Le Merisier.
La Gressaye.
Les hayettes.
G arche.
La Marnière.
La marre paquette.
Le Moulina vent.
^lare pavée.
La Maladrerie.
La marre aux Vachères.
La marre aux filles.
Les murailles.
Le pré Roux.
La pierres aux Mariées.
La picardie.
Pré Gauvin.
Les parcs.
Le petit pré.
Les plantes.
Les longs prés.
Le Pré de la Gai'enne.
Ponts aux hrebis.
Le pré Foissy.
L'orme à Perette.
Les Sablons.
Les Sinaux.
Les terres blanches.
Seicjneurie temporelle
Comme nous l'avons déjà pu observer, la première partie de l'histoire de la seigneurie de Dammartin est animée et presque absorbée par la lutte incessante que les religieux eurent à soutenir au XP siècle contre les usurpations et les odieuses prétentions d'un certain hombre de barons du voisinage qui, en vertu de leur titre d'avoué du monastère, exerçaient sur les vassaux de l'abbaye d'intolérables exactions appelées dans le langage de l'époque de mauvaises coutumes et voulaient dépouiller les moines dont leurs ancêtres avaient été les défenseurs. Voici d'abord, en io3o, le comte Drogon, qui, sous prétexte d'exercer son droit d'avouerie, mettait au pillage les terres de Dammartin et de ses dépendances, Neelphitam, Firmerii curtem, Lovaniolas, Domerll montem, in Liricurte, Lentivella, Sivericurte, Genestivilla, Badani rete, in Spicarias, in Valle, in Aumasa, in Loputeo, in Miribello, in Glatiniaco, in Cantamerlo, in Lawanias, in Trnllo, in Becherello, dont il ne nous a pas été possible d 'identifier d'une manière certaine les noms signalés dans la charte. L'abbé Aldraud alla porter ses plaintes au roi Robert. Ce
dernier, par ses lettres datées de Poissy, io3o, obligea le comte Drogon à renoncer aux droits et exactions qu'il prétendait sur Dammartin et ses dépendances : il lui concédait seulement les quatre seigneuries désignées par les noms latins suivants, Neelphitam, Firmerii curtem, Lovaniolas, Romerii montem. (ju'il tenait en fief de l'abbaye de-Saint- (Jermain-des-Prés '.
Quelques années plus tard, nous trouvons un nouvel adversaire de l'abbaye : c'est le chevalier Hugues Scavelbo, qui, en sa qualité d'avoué de Dammartin, continuait les agissements de son prédécesseur et exigeait des taxes exorbitantes des habitants. L'abbé Isambard s'adressa au Roi, qui manda devant sa cour Hugues et sa femme. Ces derniers n'ayant pas pu justifier leurs prétentions, durent renoncer au droit d'avoueriede Dammartin : renonciation que le roi Philippe P'" confirma par sa charte, datée de Poissy, du G janvier 1082'.
Au siècle suivant, le sire Simon d'Anet, renouvelant les prétentions de ses ancêtres, malgré les sentences royales qui les avaient condamnées, recommença à exiger les mêmes exactions sur Dammartin, Longnes et leurs dépendances. Les débats, qui avaient commencé avec Tabbé Geoffroy, se poursuivirent sous l'abbé Hugues Y. Ce dernier, à l'exemple de ses prédécesseurs, cita son adversaire devant le roi Louis VIL L'abbé exposa sa plainte et, rappelant la sentence du roi Robert, implora de la justice royale la défense de ses droits. Simon ayant promis de prouver la légitimité de ses prétentions, les deux parties furent ajournées devant la cour royale où Louis Vil présidait entouré d'un grand nombre de ses barons, Etienne de Somero, Hervé de Glenico, Guy de Châtillon, Guillaume de Melloto, Drogon de Melloto, Gviillaume de Guerlande, Guy de Guerlande, etc. Symon, n'ayant pu tenir sa promesse, se vit condamné, et le Roi, confirmant la sentence de son ayeul, déclara Dammartin exempt de toute servitude et appartenant en toute seigneurie à l'abbé de Saint-Germain. Cette sentence est raportée in extenso dans la bulle qu'adressa pour la confirmer le pape Alexandre Hl à l'abbé et au convent de Saint-Germain-des-Prés (Paris, le 9 des kalendes de mars 1 162) ^