‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 5)Chapitre 43 sur 268 · BOLJLLART, p. 8(3. BONMN · texte numérisé non relu

BOLJLLART, p. 8(3. BONMN

3" Une pièce de pré, sis aux grands prés, au-dessous du moulin des Epiais, contenant 3 arpents.

4" Deux quartiers de terre, attenant au rnoulindes Epiais.

5" Les fiels des pendus, sis à la fosse aux gibets.

G" Deux pressoirs banniers.

7" La quatrième partie de 3 moulins assis au dit Montchauvet, appelés les moulins de la Ville, d'Art et des Epiais, et un étang.

8" Quatre arpents de friche, oîi jadis souUait avoir vignes, séant audessus de l'étang devers Dammartin, suivant une déclaration de 1/426.

9" 3o sols de rente sur des prés et une maison, sis à Dammartin.

10° Les cens, renies et dixmes.

1 1" Un four bannier '.

La seigneurie de Montchauvet était affermée, en 1760, à Jean Godet pour la somme de 3oo livres et 80 aulnes de toile '.

La déclaration de i384 mentionne Montchauvet comme il suit :

Item, en la ville de Montchauvet demoure im Prieur qui a une maison bien ruineuse. Trois arpents de vigne peuvent valoir lx sols. Item, un four bannier qui est fondu. Item environ vin livres de menus cens. Item, xx sols de rente sur le prévost de Dammartin'.

La déclaration de 1790 affirme que ce domaine appartenait à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés dès le règne de Louis \I et ([u'il avait été uni à la mense conventuelle. Elle nous montre qu'il comprenait, en outre de la maison seigneuriale :

i" 3 arpents et 3 quartiers de pré en deux pièces et un demi-tjuartier de terre.

Item, les cens, rentes, droits de lods et ventes et autres qui dépendent du fief du dit prieuré avec les dîmes, terres et autres héritages, sis sur la dite paroisse de Montchauvet et lieux circonvoisins. Item, le fief dit des Pendus, au comté de Montfort et le revenu du dit fief. Item, ime rente de 10 sols tournois sur une pièce de pré sis en la seigneurie de Dammartin. Item, une autre rente de 10 sols sur une maison et dépendances à Dammartin.

I. Arrh. nal. S. 2i)3() et jij'i^J'.LL. io3fj, p. 17J. a. Id. S. 2f)/i.'{.

•H. Doni DL Bounr., l' Abbaye de Saiid-Gcriiiain-des-Pirs au .V/T' sirrU-. Arrh. nat. L, 7G0.

Le tout a été loué au sieur Louis Debras, demeurant à Monlchauvet, pour :ioo livres, par bail passé devant Lefebvre, notaire à Paris, le () mars 1787, et .'i5o livres, en passant ledit bail, faisant 5o livres par an, plus 80 aulnes de toile estimée à 20 sols l'aulne. La jouissance devait commencer en 1788.

Item, en outre du prix du bail, le preneur s'engageait à faire célébrer l'office divin le jour de la fêle du patron et les quatre autres fêtes solennelles, et à donner pour ce au curé de Montchauvet la somme de 1 2 livres.

2" iT) livres de redevance annuelle sur ime maison et un terrain attenant, le tout contenant un quartier dont la jouissance a été donnée à vie au sieur Guillaume Lavigne, maître d'école à Montchauvet, par acte devant Baron, notaire à Paris, le 16 juillet Î771, et encore à la vie de son épouse, pour 20 sols de redevance, si elle survit à son mari, par acte de 20 juillet 1777, devant ledit Baron.

3" Le 1/4 du moulin à eau de Montchauvet près Dammartin loué 72 livres au sieur François Jean, meunier au moulin de Gonnel, par bail devant Lefebvre, notaire à Paris, le 27 avril 1784 '•

Les religieux de Saint-Germain-des-Prés devaient au curé de Montchauvet pour son gros douze septiers de blé, six septiers d'avoine \ Ils payaient 137 livres 8 sols 9 deniers pour les décimes.

]'cnte des biens sis à Montchaavel.

District de Montfort-l'Aumaury. N" 33, — 7 février 1791 :

91 perches et 1/2 de terres et prés en 3 pièces, au terroir de Montchauvet, chantier du prieuré, furent vendus au prix de 1000 li>res à Debras, laboureur à Montchauvet.

N" 54, — 7 février :

3 arpents de prés, au même terroir, au dessous du moulin d'Epiaïs, furent vendus au prix de 4G25 livres à Bondrouet, meunier à Courgent.

i\° 55, — 7 février 1791 :

Une maison et terrain y attenant, contenant 25 perches, près le

1. D. Poirier, Bih. luit. ms. fr, 208^8, p. 4o; Arch. mit. S. 2858. 3. Lebelf-Cochekis, Histoire du dioccse de Purig, t. II, p. 72.

chemin du cimetière, à Montchauvet, furent adjugés, au prix de 655 livres, au sieur Lavigne, maître d'école à Montchauvet.

>'° 56, — 7 février ly;)! :

La moitié du moulin de Montchauvet fut adjugée, au prix de 4o25 livres, à Jean Meunier, à Montchauvet. Un quart appartenait à l'abbé, et un quart, aux religieux.

N" 58, — 7 février 1791 :

Un bâtiment et pressoir en iceluy, situé à Montchauvet, furent vendus, au prix qe 1075 livres, au sieur Hubert, fermier à Montchauvet*.

Seigneurie temporelle.

Le traité que l'abbé Hugue 111 conclut avec le roi Louis VI et le comte Amaury renfermait des clauses favorables au monastère de Saint-Germain. Le prélat demanda et obtint pour lui et ses successevu-s tout ce qui pourrait provenir des forfaitures et droits de justice, la moitié des revenus, des moulins et fours construits ou à construire. De concert avec le monarque et le comte, il nommait les meuniers et les fourniers ; mais ceux-ci étaient tenus de payer la moitié des frais nécessaires pour l'entretien des fours et moulins. Il stipula que les religieux auraient la dixième partie des droits de marché ; que les domestiques de l'abbé et des religieux seraient exempts des droits appelés coutumes; qu'il serait interdit aux liôtesde Saint-Germain-des- Prés de demeurer dans le château de Montchauvet, sinon en temps de guerre, et que, la paix conclue, ils seraient tenus de regagner leur domicile ou de renoncer aux biens concédés par l'abbaye *. Louis VII confirma cet accord en 1167, et Philippe-Auguste en 1202 \

1. Registre de la vente des biens nationaux de Seine-et-Oise. (Archives départementales de Seinc-et-Oise.j

2. Louis VI décida que ceux qui viendraient s'établir à Montchauvet ne pourraient être réclamés par leurs seigneurs. Aux termes d'une charte communale qu'il octroya en ii38, les bourgeois de Montchauvet étaient exempts de tailles et corvées, à la condition de rester neutres dans toutes les discussions qui s'élèveraient entre le roi et le seigneur du lieu.

3. Arch. nat. LL. I02i, p. !|3 ; K. 22, n° i3 ; Bolii.lart, p. 8G ; Arch. nat. LL. 1026, p. '|5.

En 1206, Philippe, archidiacre de Poissy, reconnut que le prieuré de Montchauvet ne lui devait point de droit de procuration '.

Plus tard, 20 novembre 1220, les habitants s'engagèrent à payer aux Bénédictins 8 deniers par arpent pour les vieilles vignes, 10 deniers pour les nouvelles et le 5^ pot pour le pressurage'.

Dans une charte du mois de novembre 1387, nous trouvons une longue énumération des privilèges et coutumes de Montchauvet. Comme ils offrent quelque intérêt, nous nous faisons un devoir de les mentionner.

1° Philippe, par la grâce de Dieu, roi de Navarre et comte d'Evreux, ordonne aux habitants de choisir le lendemain de Noël 12 jurés pour l'année. Ces hommes sont obligés de se présenter devant le bailli de Mantes ou le procureur de Montchauvet pour prêter serment de respecter les droits du roi. A la fin de l'année, ils se nomment douze successeurs, qui jurent comme eux fidélité au prince.

2" Les jurés désignent toute fois que mestier en est trois sergents pour garder la ville pendant la nuit, et trois autres pour veiller sur les héritages, trois coiirratiers pour accompagner les marchands venant acheter du vin en la dite bourgade et pour les conseiller suffisamment.

S" Ils ont aussi la charge d'élire un maçon et un charpentier pour ester les périls (?) des maisons et faire rapport selon que à tel cas appartient, deux boullengers, deux bouchers, taverniers et autres personnes des autres mestiers, toute fois que le cas se y offerra.

Pour les emplois demandant personnes jurées, ils présentent les élus aux gens et officiers du comte. S'ils sont trouvés aptes aux offices en question, ils doivent promettre de les exercer en toute loyauté. Lorsque ces derniers commettent quelque méfait, les jurés interviennent pour appeler sur la tête des délinquants le châtiment qu'ils méritent.

4° Les jurés peuvent s'assembler en la maison commune chaque fois que les besongnes de la ville l'exigent. Ils doivent soustenir, supporter les charges que comporte cette maison. Les gens du comte y peuvent tenir assises et assemblées quand bon leur semble.

5° Les jurés ont droit de borner les héritages dans la ville même ; mais non les sentiers, les chemins et forts qui relèvent du prince.

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