Id
l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés et sur lesquels les religieux ont droit de prendre 20 sols ; lequel fief fut laissé en 1/473 à Charles de Brye, écuyer, seigneur de Lardy, pour 99 années.
9° A Ghastres-sous-Monthléry, un petit fief et seigneurie avec une maison manable, où pend l'enseigne du Singe verd, avec tous droits de cens, lods et ventes, saisines et amendes, rouage, justice haute, moyenne et basse. De ce fief dépend un chantier de vignes, appelé le chantier de la fontaine de Hérisson, assis au vignoble de Chastres, contenant 6 arpents et un quartier, appartenant à plusieurs personnes, et sur lesquels les religieux ont 4 sols 6 deniers parisis de cens et de rente. A côté de l'hôtel du Singe vert, il y avait deux autres bâtiments connus sous les noms d'hôtellerie de Saint-Jacques ou des Quatre- Vents et du Petit-Duc d'Orléans. Ils payaient chacun deux sols de rente annuelle. Ils se trouvent situés au coin de la grande rue et de la rue Saint-Germain.
10° Le fief Baudet, assis tant à Avrainville qu'à Eglis, qui doit 3 mines d'avoine par an.
11° Des cens et rentes sur plusieurs terres et maisons assises à Chétainville, appartenant à monsieur de Vaudetar, sieur de Gondé, conseiller aux requettes du Palais.
12° Plusieurs censives sur des héritages à Eglise'.
La déclaration de 1 790 atteste que la seigneurie d' Avrainville se composait de 180 arpents de terres labourables et de 42 arpents de bois taillis ^
En consultant divers baux, qui nous indiqueront le produit annuel de la terre et seigneurie d'Avrainville, nous pourrons nous former une idée exacte de l'importance de ce domaine.
Le 12 avril i328, Guillaume le Breton, le jeune, dit des Maîtres, bourgeois de Paris, accense des religieux de Saint-Germain-des-Prés 24 arpents de terre à Avrainville, et s'engage à payer 6 deniers de cens et 4 gerbes de blé par arpent pour la dîme^ En 1478, la ferme de la seigneurie d'Avrainville avec les grosses et menues dîmes rapportait 9 muids et demi de grain de moisson *.