‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-PrésChapitre 128 sur 168 · Arch. nat. S · texte numérisé non relu

Arch. nat. S

a. Id. S. 3966.

En 1768, la ferme du prieuré d’Arnicourt était affermée 1200 livres

et les dîmes de Sorbon :

i3oo livres i4oo — *

En 1780, les revenus d’Arnicourt s’élevaient à : et ceux de Sorbon à :

Le 16 février, 1786, on offrait 36oo livres pour les fermages de Sorbon et Arnicourt, comme le prouve une lettre de Dom de Saulty, de Saint- Germain-des-Prés.

Le prieuré d’Arnicourt payait au diocèse de Reims, en 1783, 698 livres, i5 sols, pour les décimes8.

Le R. P. Dom René Gillot, Supérieur général de la Congrégation de Saint-Maur, était titulaire du prieuré simple et régulier de Saint-Benoît d’Arnicourt. Ce bénéfice avait comme dépendance la terre et seigneurie d’Ossogne, au pays de Liège. Dom Amand Fidèle, Constant Caron, prêtre religieux, bénédictin de la congrégation de Saint- Maur, cellérier de Saint-Germain-des-Prés, en vertu d’une procuration spéciale, l’afferma, moyennant 5oo livres, à Jacques d’Heusy, chevalier, résidant ordinairement à Liège. Ce domaine et cette seigneurie comprenaient : le droit d’établir la justice majeure, échevins, greffiers, 7 ou 8 bonniers de terre, un journal de pré, les deux tiers de la dixme, le droit de patronage, les cens, rentes, l’extraction des minéraux, s’il s’en trouve et autres droits quelconques, utiles et honorifiques, appartenances et dépendances. Ce bail était perpétuel, car comme les lois du pays de Liège étaient différentes de celles de France, on éprouvait des difficultés à se faire rendre justice dans les moindres contestations avec les fermiers et vassaux. Les moindres procès occasionnaient des frais considérables, et d’ailleurs, les distances était très grandes, il fallait dépenser beaucoup pour se rendre en ce pays afin d’y faire les recouvrements. Le chevalier d’Heusy, ses hoirs et ayant cause, s’obligeaient pour l’avenir de payer et supporter toutes les charges pour réparation de chœur et cansel, pour la portion congrue du curé, charges et rentes d’église et fabrique, toutes tailles et impositions quelconques, toutes forces majeures et autres, en toutes circonstances, enfin toutes les charges dont étaient et pouvaient être chargés messieurs les prieurs

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