‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-PrésChapitre 149 sur 168 · Arch. nat., K. 3i. — Félibien, t. I, Preuves, p · texte numérisé non relu

Arch. nat., K. 3i. — Félibien, t. I, Preuves, p

2ÔO

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 2.

Chanoines réguliers de Sainte- Croix de la Bretonnerie

La confrérie de Saint-Marc l’évangéliste se réunissait dans l’église de Sainte-Croix et elle comprenait la corporation des vitriers. Elle avait ses réunions, le 25 avril, jour Saint Marc, comme l’indique le Calendrier des confréries de Paris, de J. -B. Le Masson, réimprimé par l’abbé Y. Dufour (Paris, Willem, 1875, in-12).

Bibliographie. — Arch. nat. LL. i46a-65 ; S. 986-1009; Q. 1221; G9 652.

Imprimés : Jaillot, III, Quartier Sainte- Avoie, p. 3 1 -33. — De Guilhermy, Inscriptions de l'ancien diocèse de Paris, t. I, 394-96. — Revue universelle des Arts, t. IX, 1859, 216-17. — Y oy. F. Bournon, p. 63.

Les Petits-Augustins ou les Augustins déchaussés

La reine Marguerite, première femme de Henri IY, fonda ce couvent le 20 septembre 1609.

Le canal, nommé . Petite-Seine, qui limitait à l’est la propriété de ce monastère, et commençait à l’abbaye de Saint-Germain pour aboutir à la Seine, un peu au-dessous de la tour de Nesles, fut comblé au XYI e siècle. Son tracé correspond à celui de la rue Bonaparte, entre la rue de l’abbaye et le quai Malaquais.

Bibliographie. — Arch. Nat. L. 766, S. 364i-3643. — Bibliothèque de la ville de Paris, Carton des mss, cote 1, liasse 6, — mss. 7070 et 2o536, infolio. — Bib. Nat. ms. fr. 11761 ; mss. ii64g-5o.

Imprimés : Jaillot, t. V, Quartier Saint-Germain, p. 5-8. — Bulletin du comité d’hist. et d’archéol. du diocèse de Paris, ir* année, p. 138-196. — Voir Bournon, Rectifications et additions à l’histoire de l’abbé Lebœuf, p. 25o.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 4-

Carmes déchaussés

Nicolas Yivien, maître de la chambre des comptes, leur donna, le 23 mars 1611, les bâtiments dont l’entrée était située rue Cassette \ et

1. On disait autrefois Cassel : V. Berty, Quartier Saint-Germain.

2ÔI

dont les dépendances s’étendaient le long du chemin de Vaugirard. Le 2 septembre 1792, n5 prêtres furent massacrés dans ce couvent. L’église est décorée des peintures de Bertholet Flamaël. M. de Guilhermy a reproduit, au tom e 1er, p. 429-430, de son Receuil des inscriptions de l’ancien diocèse de Paris, les inscriptions qui expliquent ces peintures.

Bibliographie. — Arch. nat. L. 766, 774, LL. i4g4 ; S. 3728-3738.

Imprimés : Les carmes déchaussés à Paris, rue de Vaugirard, depuis la fondation de leur couvent jusqu’en 1790 ; Versailles, i854, in-8. — Les carmes déchaussés à Paris, rue Vaugirard, 76, par un prêtre de l’école des carmes, 1874, in-8. — Le couvent des carmes et le séminaire de Saint- Sulpice, pendant la Terreur, par Alexandre Sorel, i863, in-8. — Voir Bournon, ouvr. cité, p. 25a.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 5.

Noviciat des Jésuites

Il fut fondé en 1610, mais il ne reçut d’élèves qu’en 1612.

Bibliographie. — Jaillot, t. V, Quartier du Luxembourg , p. 76-77. Bouchot, Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, 1886, p. 47-48. V. Bournon, ouv.

Cité, p. 202.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 6.

Feuillants

Ce couvent fut fondé vers 1 633, rue d’Enfer. Institué d’abord comme noviciat de l’ordre, il devint une véritable succursale des deux autres monastères du diocèse, celui de Saint-Bernard, rue Saint-Honoré, et celui du Yal, établi dans les bâtiments de l’abbaye de ce nom.

Il fut supprimé à la Révolution et ses terrains furent vendus peu après 1790.

Bibliographie. — Arch. nat. L. g43; LL. i543; S.4i64-i65. V. Bournon. ouv. cité, p. 127.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 6.

Noviciat des Jacobins réformés

L’église actuelle, commencée en 1682, ne fut terminée qu’en 1787, grâce à des remaniements successifs. Contrairement aux règles litur-

giques, le chœur est tourné vers le nord. Une inscription s’y trouve, rappelant que le pape Pie VII la visita en 1802.

Le dépôt des archives du ministère de la guerre occupe une partie des bâtiments de ce couvent.

Bibliographie. — Àrch. nat. L. 766, 966; LL. i532, i533, 1637; IL 3970, 3976, 3995 ; S. 4220, 4221.

Imprimés : Jaillot, t. V, Quartier Saint-Germain , p. 38-39. V. Bournon, ouv. cité, p. 254.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 7.

Séminaire des Missions étrangères

Bibliographie. — Àrch. nat., L. 760; M. 2o3, 204, 2o5 ; MM. 5o2-526; S. 6866-6979. — Bibliothèque Mazarine, n° 3198. — V. Bournon, ouvr. cité, p. 267.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 8 .

Les Théatins, 1648

Bibliographie. — Arch. nat., L. 766; L. 960; LL. 1 586- 1 588 ; S. 4355- 4356. — V. Bournon, ouv. cité, p. 260.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 10.

Les Prémontrés de la Croix-Rouge

Erratum. Lire L. 766, au lieu de L. 166.

Ce couvent fut vendu l’an V : les maisons portant les 2 premiers

numéros impairs de la rue de Sèvres représentent son emplacement.

Bibliographie. Arch. nat., L. 766; L. 968; H. 4o6i-4o63 ; S. 434o-434i. — V. Bournon, ouv. cité, p. 265.

Notre-Dame de Panthemont, rue de Grenelle

Erratum. Lire Panthemont, au lieu de Pantémont.

C’est seulement le 3o mars 1677 que Nicolas de la Reynie, lieutenant de police, approuva l’installation de ces religieuses, en déclarant que,

vu le nombre des maisons religieuses, sises à Paris, et surtout dans le faubourg Saint-Germain, on ne devrait plus tolérer l’établissement d’aucune d’elles. — L eglise de cette communauté était l’œuvre de l'architecte Pierre Contant d’Ivry. Commencée en 1747, elle fut terminée en 1756. Elle devint un temple protestant en i844- — La rue Belle-Chasse entre la rue de Grenelle et le boulevard Saint-Germain, a été ouverte sur les terrains de ce couvent. Les bâtiments ont été affectés à une caserne et à d’autres services dépendant du ministère de la guerre. L’église a sa façade sur la rue de Grenelle.

Bibliographie. — Arch. nat. L. xo3a ; LL. 1607; G9 65o; H. 4o36-38 : Q1 1389 '» s- 4499-45ii.

Bibliothèque Mazarine, ms. 3886. — V. Bournon, ouv. cité, p. 271.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 17.

Récollettes de l’Immaculée-Conception de la Sainte Vierge.

Ce couvent était situé rue du Bac, à l’angle nord que forme cette rue avec celle de la Planche, qui depuis i858 porte le nom de rue de Varenne.

Bibliographie. — Arch. nat., L. 763, L. 1073, H. 4i6i-i63, S. 4753-54.

Imprimés : Jaillot, t. V, Quartier de Saint-Germain-des-Prés, p. 10- 13.

Voir Bournon, ouvr. cité, p. 258.

Bénédictines de N.-D. de Liesse, rue de Sèvres.

Bibliographie. — Arch. nat., L. 771, O* 489, S. 4643. Bibliothèque de la ville de Paris, 27037, in-4°, 60 f.

Voir Bournon, ouvr. cité, p. 266.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 19.

Petites Cordelières, rue de Grenelle.

Quand ce couvent fut supprimé en vertu d’un arrêt du conseil du 3o mai 1745, les biens furent donnés aux Cordelières de Saint-Marcel, aux Bénédictines de Conflans et à l’abbaye de Longchamp.

Bibliographie. — Arch. nat. L. io45, S. 4676.

Voir Bournon, ouvr. cité, p. 280.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 20.

Prieuré des Bénédictines de la Consolation, rue du Chasse-Midi.

En 1669, l’abbesse de Malnoue se rendit propriétaire du monastère, au prix de 55. 100 liv. Elle se réserva le droit de confirmer les élections des prieures.

Bibliographie. — Arch. nat. L. io44, G9- 65o.

Voir Bournon, ouvr. cité, p. 269.

Dépendances de Saint-Gennain-des-Prés, t. I, p. 20.

Bernardines du Précieux-Sang, rue Vaugirard.

Bibliographie. — Arch. nat. L. 773, L. 1072, LL. 1078, S. 475o-47*5i.

Dépendances de Saint-Gennain-des-Prés, t. I, p. 21.

Chanoinesses du Saint-Sépulcre ou Augustines de Belle-Chasse.

Bibliographie. — Arch. nat. L. 770, L. 10x6-1017, S. 4407.

Imprimés : Jaillot, t. V, Quartier de Saint-Germain-des-Prés, p. 3g-4 1 • Voir Bournon, ouvr. cité, p. 256.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 24.

Annonciades du couvent des Dix Vertus et Cisterciennes de l’abbaye de N.-D.-aux-Bois.

Erratum : p. 24, Dépendances de Saint-Germam-des-Prés , Popincourt au lieu de Pincourt.

L’église de l’Abbaye-aux-Bois fut commencée en 1718 et la première pierre fut posée le 8 juin de celte année. La duchesse d’Orléans, princesse Palatine, et mère du régent, assista à la cérémonie, qu’elle a racontée dans sa correspondance (t. I, p. 4 10) : « Je suis revenue hier soir, écrit-elle, à dix heures, de Paris où j’avais été, à onze heures du matin, pour assister à une longue et ennuyeuse cérémonie, dans un couvent qu’on nomme l’Abbaye-aux-Bois. Il s’agissait de poser la première pierre d’une église, que l’on construit. On est venu à ma rencontre avec des tambours, des fifres, des trompettes, et il m’a fallu

suivre une longue rue ; j’en avais vraiment perdu contenance. Vous pouvez penser quelle foule s’est réunie. Après la messe, qui fut accompagnée d’une très bonne musique, nous allâmes à l’endroit où étaient creusés les fondements ; les prêtres chantèrent des psaumes et récitèrent, en latin, des prières dont je ne compris pas un mot. J’étais sous un dais dans un endroit couvert de tapis et dans fauteuil ; quand je fus assise, on m’apporta la pierre sur laquelle était gravé mon nom et au milieu était ma médaille ; on jeta dessus de la chaux, dont je fus tout éclaboussée ; puis, on plaça dessus une autre pierre à laquelle je dus donner ma bénédiction; j’avoue que cette idée me fit rire. J’envoyai ensuite le premier de ma maison, M. de Montagne, mon chevalier d’honneur, placer la pierre, car je ne pouvais monter et descendre les échelles ; cette cérémonie dura une heure et demie ; il y eut ensuite beaucoup de musique et le tout se termina par un Te Deurn. »

Pendant la Révolution, ce couvent servit de maison d’arrêt, puis fut vendu, comme bien national, en 1797. Cinq ans plus tard, en 1802, elle fut rendue au culte, comme succursale de Saint-Thomas-d’Aquin. Elle demeura paroissiale, jusqu’au 2 janvier i856. Quant au couvent, après avoir servi, pendant quelques années, de maison de retraite purement laïque (c’est l’époque où Mme Récamier et Chateaubriand le rendirent célèbre), il reçut, en 1827, une nouvelle communauté de femmes de la congrégation de Notre-Dame. Elle a disparu avec le monastère, 1906-1907.

Bibliographie. — Arch. nat. L. 771, L. ioii-ioi3, LL. 1 5g4, S. 4407-

Voir Bournon, ouvr. cité, p. 262.

Dépendances de Saint-Germain-des-Près, t. I, p. 26.

Religieuses du Saint-Sacrement, rue Cassette.

En 1759, ces religieuses exposèrent à la commission des loteries qu’elles n’avaient jamais sollicité de secours et que leurs revenus étaient suffisants, bien que faisant toujours maigre (excepté en maladie). Les dépenses pour la nourriture sont beaucoup plus coûteuses, surtout dans ce temps où les denrées sont du double plus chères, et elles étaient dans la nécessité de faire reconstruire le bâtiment de leur sacristie intérieure et extérieure. A la suite d’une nouvelle

demande, motivée par les dégâts d’un orage évalués à 17.000 livres, elles obtinrent une allocation de 10.000 livres.

Ce couvent est remplacé aujourd’hui par des habitations particulières portant les nos 18-24 de la rue Cassette.

Bibliographie. — Arch. nat. L. 779, L. 1076, LL. 1709, G9 654, S. 4755-

Voir Bournon, ouvr. cité, p. 2 63.

Dépendances de Saint-Gerrnain-des-Prés, t. I, p. 3o.

Filles de l’Instruction chrétiennes du faubourg Saint-Germain.

A la fondation de Madame Lebret faite en 1648, s’ajouta, en i655, celle constituée par Nicolas et Simon de Baussancourt.

Cet établissement fut autorisé par lettres patentes du mois de septembre 1657. La maison était d’abord située rue du Vieux-Colombier, à l’enseigne du Barillet. Elle fut abandonnée plus tard pour une autre, sise rue du Gindre. Enfin, le 26 avril 1738, la communauté s’élablit dans un nouvel immeuble, rue du Pot-de-fer, actuellement rue Bonaparte, qu’elle venait d’acquérir de Nicolas Aunillon, premier président de l’élection de Paris. Le i3 août 1743, elle vendit la maison de la rue du Gindre. L’établissement fut supprimé au mois de janvier 1793. Le jardin du séminaire de Saint-Sulpice couvre aujourd’hui le terain de ses bâtiments.

Bibliographie. — Arch. nat., L. 770, H. 3701-3703, MM. 55g-56i, S. 7046-

Voir Bournop, ouvr. cité, p. 266.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 3o.

Communauté des Filles de Sainte-Thé cle.

Cette communauté fut installée, vers 1700, dans une maison de la rue de Vaugirard, à l’angle de la rue de Notre-Dame-des-Champs. Les filles de Sainte-Thècle, qui s’appelaient aussi filles de Saint-Sulpice, durent, en 1720, aliéner leur maison, qui fut remplacée par des propriétés particulières.

Bibliographie. — Imprimés : Jaillot, t. V, Quartier du Luxembourg, p. na 1 13.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 32.

Carmélites, rue de Grenelle.

Les Carmélites de la rue Saint-Jacques établirent un refuge, rue du Bouloi, en i656, qui fut transformé en communauté régulière par la reine Anne d’Autriche, au mois de décembre 1 663. Par acte du 9 septembre 1687, ces religieuses acquirent de J. -B. Godard, seigneur d’Omonville, au prix de 80.000 livres, la maison, sise rue de Grenelle, ayant issue rue Saint-Dominique, où elle se transportèrent et séjournèrent jusqu’à la Révolution.

Il existe à la bibliothèque de Rouen (mss. fonds Montbret, n° 334) un intéressant projet d’une église pour les dames Carmélites, rue de Grenelle, faubourg Saint-Germain, par Le Camus de Mézières, architecte du Roy et de son Université. Le devis s’élevait à 220.000 livres. Ce plan ne fut point exécuté.

La rue de Martignac a été ouverte, en 1828, sur les terrains de ce couvent.

Bibliographie. — Arch. nat. H. 4ao3-2o4, L. io46, S. 4652-4654-

Voir Bournon, ouvr. cité, p. 275.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 34.

Prieuré des Bénédictines de Notre-Dame-des-Prés.

Ce monastère fut supprimé et, le 18 avril 1 74 1 , l’archevêque de Paris donna les biens aux Bénédictines de Conflans. Cette maison n’était point apte à la vie régulière. Il n’y avait ni dortoir, ni salle d’exercice, ni réfectoire, ni église, ni même une chapelle convenable pour célébrer l’office divin. Les bâtiments de cette communauté étaient situés rue de Vaugirard, nos 98 et 100, à l’angle septentrional de la rue de Bagneux.

Bibliographie. — Arch. nat. L. 772, L. io45.

Imprimés : Jaillot, t. Y, Quartier du Luxembourg, p. ii3-ii5.

Abbaye du Val-de-Grâce.

Les religieuses de l’abbaye du Val-Profond, à Bièvre, furent autorisées par Louis XIII, février 1621, à venir se fixer à Paris. L’abbesse Margue-

rite d’Arbouze, acheva l’hôtel du Petit-Bourbon, et Anne d’Autriche donna 36.ooo livres pour le payer.

La première pierre de l’église fut posée, le ier avril i645, par Louis XIV, encore enfant. Ce monument est l’œuvre de François Mansard et de Jacques Lemercier. La coupole est décorée d’une peinture de Mignard. Suivant la volonté d’Anne d’Autriche, cette église élait destinée à recevoir le cœur des princes et des princesses de sang royal dont la sépulture se faisait à Saint-Denis. Napoléon 1er en a fait l’hôpital militaire principal des troupes de Paris. L’église fut rendue au culte le iG avril 1826.

Bibliographie. — Arch. nat. L. 1036-37, LL. 1614-1618, S. 455o-4558,

Imprimés : Archives de l’art français (IV, 76), Recueil des inscriptions de France de Guilhermy (I, 377-80).

Dépendances de Saint-Germain-des-Près, t. I, p. 36.

Communauté du Bon-Pasteur.

En 1750, par arrêt du conseil, le Roi accorda aux religieuses de ce couvent le tiers des lots non réclamés de la loterie des communautés religieuses ; ce tiers avait, paraît-il, une valeur de 2 à 3ooo livres.

Sur la place des bâtiments s’élève la prison militaire, n° 38.

Bibliographie. — Arch. nat. G9 65 1, S. 4646.

Imprimés : Jaillot, t. V, Quartier du Luxembourg, p. 25. — Mémoire de la généralité de Paris, p. 27. — Voir Bournon, ouvr. cité, p. 274.

Filles pénitentes de Sainte- Valère.

Cette maison avait le même but et suivait les règlements de la communauté du Bon-Pasteur.

Bibliographie. — Arch. nat., H. 4718-4719, S. 4775.

Voir Bournon, ouvr. cité, p. 278.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 38.

Les Cordeliers (1230).

Ce couvent bénéficia des libéralités de plusieurs princes et princesses de sang royal, qui y avaient élu leur sépulture.

A la fin de l’année i58o, un incendie détruisit presque entièrement, l’église du monastère. Il avait été occasionné par l’inadvertence d'un novice qui laissa, la nuit, un cierge de cire allumé près du bois du jubé. Le désastre fut réparé entre les années 1602-1 683. Le cloître des Cordeliers, l’un des plus beaux qui fût, avait été reconstruit entre 1673 et i683. Pendant la Révolution, c’est là que le fameux club des cordeliers tenait ses réunions. Marat fut enterré dans le jardin.

Bibliographie. — Arch. nat., LL. i5o8-i5io, LL. i5ii-i5i6, S. 4iGi-iG3.

Bibliothèque Mazarine : Acta discretorii magni conventus Parisiensis, ab anno Domini 1500usque ad annum 1656. ms. i5o6.

Bibliothèque de la ville de Paris : Registre contenant : i° les noms des frères et sœurs qui ont fait profession au couvent de Paris, etc., ms. 5720.

Imprimés : Consultation au sujet du projet de translation des Cordeliers du grand couvent de Paris au couvent des Célestins de la même ville, ,1780, 48 pages. — Jaillot, t. Y, Quartier de Saint-André-des-Arts, p. 48-55.

Voir Bournon, ouvr. cité, p. 299.

Hospitalières de Saint-Thomas de Villeneuve.

Ces religieuses, vouées au soins des malades des hôpitaux, eurent pour fondatrice, au moins pour la maison de Paris, Jeanne de Sauvageot, dame de Villeneuve.

Bibliographie. — Arch. nat., H. 4927, S. 4760-4764.

Imprimés : Jaillot, t. Y, Quartier du Luxembourg, pp. 88-89.

Voir Bournon, ouvr. cité, p. 282.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 3g.

Collège des Prémontrés, rue Hautefeuille. 1252.

Ce collège demeura en plein exercice jusqu’à la Révolution. Ses revenus étaient de 25.ooo livres, et les charges, de 5ooo livres. Dans la première moitié du XIXe siècle, la librairie Panckoucke s’y installa. Enfin tous les bâtiments ont été acquis pour l’agrandissement de la Faculté de médecine.

Bibliographie. — Arch. nat. S. 434a, S. 4343-435 1.

Voir Bournon, ouvr. cité, p. 3o2.

Dépendances de Saint -Germain-des-Prés, t. I, p. 4o.

Collège Saint-Denis.

Bibliographie. — Imprimés : Jaillot, t. V, Quartier de Saint-André-des- Arts, p. 20.

Voir Bournon, ouvr. cité, p. 297.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 4o.

Les Grands-Augustins.

Son emplacement correspondait à peu près au quadrilatère que limitent les rues Dauphine, Christine, des Grands-Augustins et le quai du même nom.

Bibliographie. — Arch. nat., L. 921, LL. 1471, 1473-1476, S. 3632-364o,

Imprimés : Bibliothèque de la ville de Paris. Factum pour la fabrique de Saint-André-des-Arts contre les Grands-Augustins, n° 10149.

Millin, Antiquités nationales, t. III, n° xxxv. Recueil des inscriptions du diocèse de Paris, t. I, p. 4o2-4i4- Voir Bournon, ouvr. cité, p. 292.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t, I. p. 39.

Collèges du Trésorier ou des Bons-Enfants.

Ce collège avait sa principale entrée, rue neuve Richelieu, sur l’emplacement de laquelle a été ouverte la place de la Sorbonne.

Bibliographie. — Arch. nat., M. 194-195, S. C585-86.

Imprimés : Notice sur le collège du Trésorier. Félibien, I, 287. — Crévier, Histoire de l’Université de Paris, II, 161-162. — Jaillot, t. V, Quartier de Saint-André-des-Arts, p. 121-122.

Voir Bournon, ouvr. cité, p. 80.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 4o.

Collège d’Harcourt

Raoul d’IIarcourt avait pensé, en 1280, à la fondation de ce collège, mais Robert d’Harcourt, évêque de Coutances, réalisa ce projet.

C’est en i3ii que furent rédigés les statuts du nouveau collège, et l’année suivante, l’évêque de Paris confirma cette fondation.

Le lycée Saint-Louis a été construit sur les vieux bâtiments de ce vieux collège qui avait subsisté jusqu’à la Révolution.

Des anciens bâtiments il reste une porte monumentale accompagnée d’une inscription rappelant qu’elle a été donnée au collège en 1675 par Thomas, proviseur.

Bibliographie. — Arch. nat., H. 2816-3821, M. i33-i34, MM. 448-53, S. 6439-46.

Imprimés : Jaillot, t. V, Quartier Saint-André-des-Arts, p. 81-84. — Index chronologicus chartarum de M. Jourdain (note de la page 180), une liste des proviseurs de 1369 à 176G.

Voir Bournon, ouvr. cité, p. 9i.

Dépendances de Saint-Germain-des-Près, 1. 1, p. 4 - 1

Collège de Bourgogne, rue des Cordeliers — 1322

Sur son emplacement s’élèvent les bâtiments de l’École de Médecine.

Bibliographie. — Arch. nat., M. 107, 108, MM. 369-371, S. 6382-638g. — Bib. de la ville de Paris, ms. 26404.

Imprimés : Statuts de la fondation du collège de Bourgogne, in-4 de 7 pages. (Arch. nat. M. 107). — Recueil de toutes les déclarations importantes prises depuis 1763 par le bureau de l'administration du collège Louis-le-Grand et des collèges y réunis, concernant le collège de Bourgogne, 1781, in-4 de i5 pages Arch. nat., M. 107.

Jaillot, t. V, Quartier de Saint-André-des-Arts, p. 55-57-

Voir Bournon, ouvr. cité, p. 3o3.

Dépendances de Saint-Germain-des-Près, t. I, p. 4a-

Collège d’Autun

Cocheris (III, p. 291-308) a publié l’inventaire des biens meubles qui s’y trouvaient en 1462 et notamment delà bibliothèque, dont les livres étaient, selon l’usage, enchaînés sur des pupitres. La chapelle semble avoir été dédiée à Notre-Dame.

Bibliographie. — Arch. nat., M. 80-86, H. 2899.

Bibl. nat. ms. fr. 18808. — Bibliothèque la ville de Paris, ms. 2639, in-fol.

Imprimés. — Nécrologe du collège d’Autun, 1767, in-4 de 4 pages. (Arch. nat., M. 81). — Topographie historique du Vieux Paris, t. Y, 126-32.

Voir Bournon, ouvr. cité, p. 265.

Dépendances de Saint-Gennain-des-Prés, t. I, p. 4o.

Collège de Bayeux

Bibliographie. — Arch. nat. M. 87, MM. 346-5o, S. 6354-6355. Bib. nat. ms. lat. 10986. — Félibicn, t. III, Preuves, p. 616 et suiv. — Jaillot, t. V, Quartier Saint-André-des-Arts, pp. 78-79. — Voir Bournon, ouvr. cité, p. 80.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 4i.

Collège de Narbonne.

Bournon donne l’année 1 3 1 7 comme date de fondation. Les historiens de Paris rappellent que le pape Clément VI y lit ses études et fonda en i343 dix nouvelles bourses.

Bibliographie. — Arch. nat. M. 179, MM. 428, S. 6536-6539.

Imprimés : Félibien, t. III, Preuves, p. 662, 674, 775, 799. — Jaillot, t. V, Quartier Saint-Germain-des-Prés, pp. 76-78. — Voir Bournon, ouvr. cité, p. 81.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 42.

Collège de Mignon.

Ce collège fut institué, non en 1 343, mais au mois de juillet i353.

C’est le 27 avril i584 que le collège fut donné au prieuré des Bonshommes du bois de Vincennes, appartenant à l’ordre de Grandmont, d’où le nom qu’il prit alors de collège de Grandmont. Sa première appellation venait de ce qu’il avait été fondé avec les biens de Jean Mignon. Il se trouvait en partie sur la rue Serpente et Mignon.

Bibliographie. — Arch. nat. M. 177; S. 65ii-65i3; MM. 428. — Bibliothèque de la ville de Paris, ms. 26396, in-folio.

Imprimés : Topographie du vieux Paris (région occidentale de l’Université), pp. 482-486. — Voir Bournon, ouvr. cité, p. 3o5.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 43.

Collège de Justice.

L’acte d’établissement est du 5 février 1669, et non de 1 653. Jusqu’à sa réunion à l’Université (8 mai 1764), ce collège fut réservé aux éco-

liers du diocèse de Rouen et de Bayeux. Les bâtiments, situés rue de la Harpe, ont été absorbés depuis 1822 dans l’enclos du lycée Saint- Louis.

Bibliographie. — Arch. nat. M. 137 ; S. 4052-4653. — Bibliothèque de la ville de Paris, ms. 26393. — Voir Bournon, ouvr. cité, p. 3o6.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 43.

Collège de Dainville.

Ses fondateurs furent : Michel, Gérard et Jean de Dainville.

Son emplacement correspond aux n03 2 et 4 de la rue de l’École de Médecine. Tout a été démoli en 1820.

Bibliographie. — Arch. nat. M. 118; S. 6421-25. — Bib. nat. mss. lat. 9964 et 9965. — Voir Boui’non, ouvr. cité, p. 112.

Collège de Boissy.

Selon Bournon, ce collège fut fondé le 7 mars 1 358. Les bourses étaient réservées principalement aux pauvres écoliers natifs de Boissyle-Sec, canton Ü’Etampes (Seine-et-Oise). Les intentions premières se modifièrent, soit par manque de candidats, soit par la création de nouvelles fondations.

Bibliographie. — Arch. nat. M. 102-104 ; MM. 368; S. 6370-6371. — Bibliothèque de Paris, ms. 26390 in-folio.

Imprimés : Histoire du collège de Boissy (par Guillaume Hodey et Henri Vassoult, principaux), 1724, 6 pages in-folio. — Voir Bournon, ouvr. cité, p. 297.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés , t. I, p. 44-

Collège du Mans.

Grâce à un arrêt du 18 mai 1682, les Jésuites du collège de Clermont obtinrent le droit d’incorporer à leur établissement le collège du Mans. Ce fut le 2 février 1687 que Louis de Marillac, docteur en Sorbonne, vendit à l’évêque du Mans sa maison, sise rue d’Enfer, pour y installer

le nouveau collège. La cession en fut faite au prix de 28.000 livres ; les Jésuites avaient fourni, pour leur acquisition de 1682, une somme de 53.i 56 livres, i3 sols, 4 deniers. Les bâtiments de cet institut étaient situés au n° 2, rue d’Enfer, et se prolongeaient jusqu’au carrefour que forment aujourd’hui les rues Soulïlot et Gay-Lussac avec le boulevard Saint-Michel.

Bibliographie. — Bibliothèque de la ville de Paris, ms. a64o3. — Voir Bournon, ouvr. cité, p. 274.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, 1. 1, p. 44-

Séminaire de Saint-Sulpice.

La congrégation des Sulpiciens fut supprimée en 1792 et plusieurs de ses prêtres subirent la mort dans le massacre dont le couvent des Carmes fut ensanglanté. Une ordonnance royale de 1816 la reconstitua en lui donnant la direction du séminaire diocésain. Les bâtiments, reconstruits en 1820 par l’architecte Godde, occupent toute la partie méridionale de la place Saint-Sulpice, et leurs dépendances s’étendent le long de la rue Bonaparte, jusqu’à celle de Vaugirard.

Bibliographie. — Arch. nat., L. 712 ; M. 206-207 î MM. 552 ; S. 7006-7041. — Bib. nat. ms. fr. 11760.

Imprimés : Le couvent des Carmes et le séminaire de Saint-Sulpice pendant la Terreur, par Alexandre Sorel, i863, in-8.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 45.

Collège Mazarin, quai de Conty.

A la Révolution, le collège des Quatre-Nations devint une maison d’arrêt, et le comité de salut public s’y réunit. Les bâtiments sont occupés aujourd’hui par l’Institut de France, depuis le mois d’août 1806. La chapelle où se trouvait le tombeau de Mazarin a été convertie en une grande salle qui sert pour les assemblées solennelles.

Bibliographie. — Arch. nat. H. 2822-2835, a84a; IL 2845 ; MM. 462-464; M. 174; S. 6499~65o6; Q1 1273-1274, — Bib. nat. ms. fr. 863a. — Bibliothèque de la ville de Paris, ms. 5845. — Bibliothèque de l’Institut, ms, 1673-1680. Les deux premiers registres ont disparu.

Imprimés : Voir Cocheris, t. III, pp. 223-23o. — M. A. Franklin, Recherches historiques sur les Quatre-Nations (1862, in-8), et Histoire de la Bibliothèque Mazarine, par le même, 1860, in-8. — Voir Bournon, ouvr. cité,

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 46.

Frères de Saint-Yon.

C’étaient les Frères des écoles chrétiennes. L’emplacement de cet institut est aujourd’hui représenté par les maisons de la rue de Notre- Dame-des-Champs qui font face à la rue de Fleurus.

Bibliographie. — Arch. nat., S. 7046.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés , t. I, p. 46.

Hospices des Petites-Maisons.

La maladrerie de Saint-Germain, qui disparaissait en t 544» fut remplacée par l’hôpital des Petites-Maisons. Le G avril 1 G 1 5, la chapelle en fut rebâtie par permission du prieur de Saint-Germain-des-Prés, et, le 16 mai 1 656, Jean-Baptiste de Boulogne, sous-prieur, bénit l’autel de la Vierge dans l’infirmerie nouvellement bâtie. L’hôpital des Petites- Maisons était, suivant Jaillot, destiné :

i° Pour quatre cents personnes vieilles et infirmes, des deux sexes;

20 Pour les insensés ;

3° Pour ceux à qui la débauche a procuré des maladies honteuses ;

4° Pour ceux qui sont attaqués de la teigne.

Supprimé pendant la Révolution, l’hôpital se rouvrit en 1801, sous le nom d’hospice des Petits-Ménages, et fut, dès lors, affecté à recevoir les vieillards des deux sexes, veufs ou en ménage. En 1864, il fut transféré à Issy et ses bâtiments ont été démolis en 1868. Les rues Velpeau, Babylone et le Square qui les borde représentent l’emplacement.

Bibliographie. — Arch. nat., L. 766.

Imprimés : Nouveau règlement pour maintenir le bon ordre... dans l’intérieur de l'hôpital des Petites-Maisons, 1729, in-12. — A. Berty, Topographie du vieux Paris, région du bourg Saint-Germain, p. 257-63. — Jaillot, t. V, Quartier du Luxembourg, p. 85-88. — Voir Bournon, 248.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 48.

Hôpital de la Charité.

Bibliographie. — Arch. nat., L. 766; S. 6102-6107.

Imprimés : Récit véritable de tout ce qui s’est fait et passé dans l’Hospital de

la Charité, depuis la mort du Révérend Père Bernard jasqu’à présent, i64i, in-8. — Notice sur l’hôpital de la Charité de Paris, par P. Jourdan, 1837, in-8. — Berty, Faubourg et bourg Saint-Germain. — Voir Bournon, p. 249.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 49-

Hôpital des Incurables.

Parmi les bienfaiteurs de l’hospice, il faut citer, après le cardinal de la Rocliefoucaud, Pierre Camus, évêque de Belley, qui y fut inhumé en 1657, l’abbé Lebeuf, qui fonda un lit.

En ï8oa, les incurables hommes furent transférés de cette maison dans l’ancien couvent des Récollets du faubourg Saint-Martin ; les femmes seules y furent désormais reçues. En 1870, les malades, qui étaient au nombre de 636, furent transportées elles-mêmes dans les bâtiments du nouvel hospice des incurables fondé à Ivry. Depuis 1878, l’hôpital des Incurables est devenu l’hôpital Laennec. La chapelle a conservé le monument funéraire de son fondateur.

Bibliographie. — Arch. nat., L. 766.

Imprimés : Règlement pour l’hôpital des Incurables, 1744, in-8. — Voir Bournon, ouvr. cité, p. 255.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, 1. 1, p. 5o.

Hôpital des Convalescents

C’est sous le nom de Messire André Gervaise, prestre, naguère chanoine de Reims, que fut fondé, le 3o mars i652, l’hôpital des Convalescents de la rue du Bac, mais cet ecclésiastique ne figura pas dans Pacte.

Au moment de sa suppression, en 1790, l’hôpital des Convalescents ne comptait que vingt et un lits ; les malades y étaient gardés huit jours.

Les bâtiments situés dans la rue du Bac s'étendaient depuis l’angle de la rue de Varenne jusqu’au séminaire des Missions étrangères. L’entrée de la maisons correspondait à celle qui porte actuellement le n° 106.

Bibliographie. — Arch. nat. L. 766; S. 6107.

Imprimés : Jaillot, t. V, Quartier de Saint-Germain-des-Prés, pp. i3-i4- — Voir Bournon, ouvr. cité, p. 261.

Mémoire concernant la chapelle de Notre-Dame la Désirée. 1715 *.

En l’année 187 4, Henry de Villemorien, favori du Roy, Charles V, fit bâtir au lieu de Marigny, sur une petite montagne, qui est à une lieue de Mantes, et a vue sur la rivière de Seine, une chapelle, en l’honneur de la très sainte Vierge, appelée vulgairement Notre-Dame la Désirée, laquelle, il a fondée avec la permission du Roy. Elle a été confirmée par le pape et monseigueur l’archevêque de Rouen.

Le dit Henry de Villemorien, api’ès avoir vécu saintement en la dite chapelle, la donna à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prez, avec l’entière et pleine jouissance, collation, disposition, régime et gouvernement, suivant les lettres de confirmation qu’il en a obtenues du Roi, Charles 6e, du mois d’octobre 1897.

Depuis ce temps-là les dits religieux et les chapelains par eux nommez ont toujours joui paisiblement de la dite chapelle, y ont confessé, administré les sacrements aux pèlerins qui y viennent de toutes parts, y ont chanté les grandes messes avec pain bénit et eau bénite, etc., jusques en l’an i458 qu’ils y furent troublés par missire Henry Rozé, curé de Saint-Martin de la Garenne, dans l’étendue de laquelle paroisse la dite chapelle est située, mais le procez fut terminé à l’avantage des religieux de Saint-Germain qui furent maintenus dans la possession de la dite chapelle. Les contestations survenues depuis ce temps-là ont été terminez de la même manière.

L’église ou chapelle est très propre et parfaitement bien voûtée. Le principal autel est placé dans le centre de la chapelle entre les piliers qui soutiennent la voûte ; il y a deux autres autels aux cotez, mais plus enfoncez que le premier, de douze à quinze pieds. Cet enfoncement laisse une place derrière le grand autel, qui forme la sacristie. Au-dessus de la chapelle, il y a un logement de trois pièces, de plain pied qui servait à loger le chapelain, avant qu’on eut fait le nouveau bâtiment. Ce bâtiment a été construit, il y a dix à douze ans, par les soins du R. P. Barré. Il est placé au côté septentrional de la chapelle et sur le même alignement. 11 est commode et plus que suffisant pour loger une demi-douzaine de religieux. Il est fermé par une petite cour sur le devant, qui

1. Bib. Nat. ms. fr. 1 6864, p. 171. Voir Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. II,

règne aussi le long de la chapelle. A la droite, en entrant, il y a une écurie et un petit grenier. Sur le derrière, il y a une autre cour dans laquelle se trouve le fournil, le cellier, etc. Le jardin est attenant dans lequel il y a une très bonne fontaine. Il y a au-dessus un clos en terrasse. La vue est des plus belles et des plus agréables. Le bourg de Véteuil est au bas de la montagne, du côté de la Roche-Guyon, et de l’autre côté, l’on trouve un gros village appelé Saint-Martin de la Garenne. La ville de Mantes n’est qu’à une lieue. Comme la chapelle est fort fréquentée, un seul prêtre ne peut suffire pour satisfaire à la dévotion publique, soit pour les messes, soit pour les confessions. D’ailleurs, comme le chapelain est amovible, il est difficile qu'il ait tout le soin convenable des réparations, des droits et des biens de la chapelle. L’on croit que si pour la desservir l’on y mettait deux ou trois religieux, Dieu en serait mieux glorifié, la dévotion publique plus satisfaite et mieux cultivée, les réparations plus exactement faites et les biens mieux conservés.

Quoyque le revenu de la sacristie joint au produit de quelques rentes et héritages dépendant de la chapelle puisse suffire pour entretenir deux ou trois religieux, du moins quant à la nourriture, on pouirait, d’icy au chapitre, lëur abandonner le revenu du prieuré de Moliens, afin de pourvoir à tous leurs besoins.

Comme l’abbaye de Saint- Germain jouit de ce prieuré dépendant de Saint Fuscien et n’en a pas encore profité depuis la mort du titulaire, tant à cause des réparations qu’on a été obligé d’y faire qu’à raison des avances qu’elle a faites pour les provisions de cour de Rome, et autres fois, et que d’ailleurs les religieux de Saint-Fuscien demandent que ce prieuré leur soit donné, il y aurait moins d’inconvénient d’en attribuer pour 3 ans le revenu à la chapelle de la Désirée, que si l’on se servait d’un autre moyen pour en augmenter le revenu. Que si l’on s’apercevait pendant les trois ans que l’établissement ne convient point, l’on remettrait le dit prieuré à l’abbaye de Saint-Fuscien, ou l’on le laisserait à celle de Saint-Germain.

Etat des effets qui se trouvent tant en la chapelle qu’au logis de M. le

chapelain de Notre-Dame la Désirée. Le dit état est certifié par

M. Thomeret, chapelain, le 8 mars 1715.

Deux calices, un gros ciboire, deux grosses burettes ciselées, deux petites burettes, deux plats ou bassins à burettes, deux lampes, une

grosse et une petite, deux grands chandeliers, une croix d’argent au pied de laquelle il y a de la vraye croix, le tout d’argent. Item, une autre croix d’argent.

Item, une toilette d’argent, sur laquelle il y a onze cœurs d’argent, une mamelle d’argent, une croix d’or garnie de semence de perles, quatre autres petites croix d’argent, quatre yeux d’argent, un cœur d’argent qui pend de la main de la figure de la très sainte vierge et une grosse médaille d’argent.

Item, deux couronnes d’argent, dont l’une est impériale, seize voiles de brocard, moire, toile de la Chine etc., dont plusieurs sont garnis de dentelles d’or, d’argent etc. et qui servent pour la décoration de la figure de la très sainte vierge.

i3 mars 1376. — Mémoire des terres et rentes données à la chapelle de Notre-Dame la Désirée. Donation de 25 liv. de rente confirmée par le Roi Charles V.

5 janvier 1378. — Vente par Jean Prêtre et Jean aux Rovelles, d’un quartier et demi de vigne, sur les Sablonnières de Saint-Martin, pour la fondation de la chapelle et de son chapelain.

2 février 1378. — Vente au Roi, par Jean Alleaume, de la moitié d’une pièce de vigne, dont 6 perches au fief de Garny, pour les chapelains.

3o avril i38o. — Donation par Pierre de Villers, de 22 s. parisis de rente perpétuelle à prendre sur un jardin assis à Gauvilly, au fauxbourg de Vernon.

22 juillet i38o. — Vente, par Jean Demaret, aux chapelains, de 10 s. parisis de rente perpétuelle à prendre sur une maison sise à Véteuil.

17 février i385. — Vente, par Jean Riquare, au Roi, d’une pièce de vigne, au terroir de Saint-Martin la Garenne, lieu dit Gamalin, pour la fondation de la chapelle et pour les chapelains d’icelle.

28 mai i385. — Vente, par Robin Loisel, au Roi Charles VI, d’une pièce de pré, assise en une isle nommé Retel, en outre, de 8 quartiers de vigne en friche, au lieu dit : Marigny, le tout pour la fondation de la chapelle et des chapelains.

22 avril i5o6. — Donation par Jean Milon de tous ses biens à la chapelle.

6 mai i54o. — Donation par Jean le Bourgeois, écuyer, seigneur du Bois de Noyon et des Houssayes, aux religieux de Saint-Germain, de 8 liv. tournois de rente annuelle, perpétuelle et non rachetable, à pren-

dre sur les terres et seigneuries des Houssayes, à la charge d’une messe basse, tous les samedis, dans la chapelle de Notre-Dame la Désirée.

9 mai i545. — Donation de 20 s. de rente à prendre sur 4 o perches de vignes, au terroir de Véteuil.

Août i636. — Donation de Nicolas Bellay de 20 liv. de rente, à la charge de prier Dieu pour lui.

1 3 janvier 1662. — Acquisition pour la dite chapelle par le sieur Langlois, au nom des religieux de Saint-Germain, d’une place contenant i5 perches de vignes, pour la somme de 5o liv. pour contract passé devant Fontenay, tabellion à Véteuil, le 1 3 janvier 1662.

ier mai 1666. — Donation par Pierre Malpeau de Mantes, de 5o liv., de rente, à la chage d’une messe basse, chaque année, par contrat passé devant le Masson, notaire à Mantes, le ier mai 1666.

j 5 avril 1667. — La veuve Anne Frignon, ou ses représentants doivent à la chapelle par contrat passé devant Vezancon, notaire à Mantes, 3 liv. 10 s. d’une part, et 4o s. d’autre, à la charge de dire, chaque année, 4 messes basses.

i3 septembre 1669. — Donation par Françoise Soûlas, de Véteuil, de 3o s. de rente, à prendre sur un lot de vigne, contenant cinq perches, ou environ, situées aux vignes de Véteuil, lieu dit: les Timiars?, à la charge d’une messe par an.

5 mars 1672. — Vente, par Abraham Schent, de Saint-Martin, à la chapelle, d’une perche de terre, par contrat passé devant Moreau, tabellion à Saint-Germain, le 6 mars 1672.

10 août 1672. — Donation de Nicolas Mercier de la somme de 100 liv. pour la décoration de la chapelle, à la charge de 3 messes.

26 mars 1675. — Nicolas de Limoges et sa femme doivent à la chapelle, par contrat passé devant Nicolas Hupré, tabellion, le 26 mars 1675, 5 liv. de rente, à la charge d'une messe pour le sieur Fretté et sa femme.

8 septembre 1678. — Donation par la veuve Lenoir, par contrat passé devant L’huitre et Doref, le 8 septembre 1678, de 6 liv. de rente, pour aider à entretenir la lampe.

8 octobre 1O79. — Donation par Jean Landrin, de Saint-Martin, de 18 perches de terre, à la charge de deux messes basses.

i5 novembre 1 685. — Donation par madame de la Tileuse, de 200 liv. pour être employées en charité, montant à i3 liv. de rente,

dues par Jean Le Masson, par contrat passé devant L’huitre, le i5 novembre i685, à la charge de quatre messes.

1716. — L’an 1716, Guillaume Brunet, demeurant à l’hôtel des Invalides, a donné aux religieux de Saint-Germain la somme de 600 liv., pour en faire 25 liv. de rente employées à l’entretien d’une lampe ardente dans la chapelle de Notre-Dame la Désirée, à condition que le dit Brunet aurait part à toutes les prières qui se feront dans la chapelle.

27 décembre 1723. — Expédition en parlement d’un titre nouvel passé par la veuve Gassé et consort d’une rente perpétuelle de i5 liv. réduite à 10 liv., qu’elle devait à la chapelle.

28 décembre 1725. — Contrat du 28 décembre 1725, portant constitution de 5 liv. de rente annuelle, fait par Jean Trubert, en faveur de la chapelle, à la charge de 3 messes pour le défunt Havard, suivant son testament.

i3 février 1728. — Cession par Magdelaine Jubert de 7 liv. 10 s., rente, à la charge de 5 messes, par an.

30 mai 1729. — Donation de 168 perches de terre, en quatre pièces, faite par Anne Gontier, veuve Nicolas Ilottier ?, à la charge de 5 messes par an.

i5 janvier 1734. — Titre nouvel de 2 liv. 10 s. de rente, passé par Georges Mauger, le jeune, demeurant à la Désirée, en faveur de la chapelle.

31 mars 1735. — Donation de onze perches de terre, à la charge de deux messes basses.

Nota. — Dans l’acte de concession du 3o mai 1397 faite» à l’abbaye de Saint-Germain, de la chapelle de Notre-Dame la Désirée, il n’y est point du tout parlé du prieuré de Saint-Léger. Il y est dit que les religieux jouiront de la dite chapelle, comme en a joui Henri de Villemorin, qui a fait cette concession, c’est-à-dire, avec une pleine et entière collation, disposition, régime et gouvernement.

La lettre de l’archevêque de Rouen, de t 374, par laquelle il permet au dit Villemorin de construire une chapelle à Marigny, sauf le droit parochial, ne fait aucune mention du prieuré de Saint-Léger.

On voit par ce mémoire que le prêtre desservant la chapelle de Notre- Dame la Désirée est chargé d’acquitter trente-deux messes, par an, tant hautes que basses.

M. Acheray, prêtre chapelain de la dite chapelle, dans une lettre qu’il écrivit au Père cellérier, le 19 novembre 1781, où il fait un court exposé des revenus et charges de cette chapelle, ne marque que trente messes à acquiter.

Dépendances de Saint-Germain-des- Prés, t. I, p. a5g.

Marottes

1 4 1 1 • Les dimes sont baillées pour 52 setiers de blé.

1 5 1 1. Bail des revenus pour un bichet de blé, par arpent.

1 5 1 3. Bail pour deux bichets de blé, par arpent.

1510. Bail de toutes les grosses dimes, pour 5o livres.

1 5 1 1. Bail de la quatrième partie des lins pour 7 livres.

i523. Bail de tous les revenus pour 5o livres.

i54o. Bail de tous les revenus, pour 34o livres tournois et 2 douzaines de chapons.

1690. Bail des revenus pour 23o livres tournois.

1610. Bail des revenus pour 23o livres tournois.

1627. Bail de tous les revenus pour 3oo livres tournois et l’obligation d’béberger et de nourrir 3 hommes et 3 chevaux, 3 fois par an.

Cette dernière condition subsistera presque jusqu’à la Révolution.

1 635. Bail des revenus pour 5oo livres tournois.

1676. Bail des revenus pour 675 livres tournois.

1 685. Bail au curé de l’endroit des revenus du prieuré pour 675 livres tournois.

Les religieux sont déchargés de payer le gros du curé, comprenant : 64 bichets de froment, 64 bichets de blé méteil, 32 bichets d’orge, 43 bichets d’avoine.

La valeur de cette redevance au curé de Marolles ne variera pas jusqu’à la Révolution, ou du moins jusqu’à la dernière moitié du XVIIIe siècle.

1711. Bail des revenus pour 4o3 livres tournois.

1713. Les possessions de Marolles comprenaient alors 69 arpents, 69 perches de terres.

1746. Bail des revenus pour 600 livres tournois.

1754- Bail des revenus pour 600 livres tournois.

1771. Bail des revenus pour 65o livres tournois.

1773. Bail des revenus pour 900 livres tournois.

1780. Bail des revenus pour no4 livres, 3 sols, 4 deniers1.

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. I, p. 2î3.

Esmans

i538. Bail des revenus de la seigneurie, pour 1240 livres tournois2. 1790. Bail de ces revenus pour 7975 livres tournois3 4.

Il faut remarquer qu’il y eut des acquisitions en 1678 \

Dépendances de Saint-Germain-des-Prés, t. II, p. 71.

Ghaufour-les-Bonnières

Un bail de 1779 donne l’importance et les revenus du prieuré de Notre-Dame de Chaufour.

Ce prieuré simple comprenait :

i° La maison prieurale avec grange, étables, écuries, cour, jardin, pressoir à cidre, le tout près de l’église paroissiale;

20 Les deux tiers des grosses et menues dimes du village, de la paroisse et du territoire de Chaufour, qui se levait à la onzième gerbe ;

3° 28 arpents de terre ;

4° Les cens, rentes, lods et ventes, saisines et amendes et autres droits seigneuriaux dans tout le village, la paroisse et le terroir de Chaufour. Il y avait pareil droit sur le fief de Notre-Dame de la Mer et des maisons delà ville de Vernon en dépendant5 ;

5° 4o livres de rentes assignées sur les aides et gabelles, dont le payement se faisait à l’hôtel de ville de Paris. Les Ursulines de Mantes devaient cette rente pour des maisons et héritages qu’elles possédaient dans la seigneurie de Chaufour;

6° Les offrandes faites à la chapelle de Saint-Augustin ou autrement de Notre-Dame de la Mer, située en la paroisse de Jeufosse 6.

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