Abbé de Cugnac, op. cit., pièces justif
de Neules et de Clam *. C’est sans doute ce même Guillaume de la Roche qui fit, en 1309, l’aveu de la châtellenie de Jonzac1 2. Il eut pour successeur Bertrand de la Roche, dont la sœur Jeanne avait épousé Guillaume Gardrade, seigneur de Mosnac. Bertrand de la Roche fit, à la date du 12 mai i32i, l’aveu de Jonzac et reçut la même année l’hommage de divers vassaux, Thomas de Meux, Hugues deVillexavier, Guillaume de Mosnac, etc..., pour les fiefs qui relevaient de Jonzac 3. Bertrand de la Roche mourut sans postérité, après avoir fait de généreuses et abondantes libéralités en faveur de Bertrand d’Archiac, son cousin. Sa succession fut dévolue à ses deux nièces, Pétronille et Marguerite, filles du seigneur de Mosnac et Jeanne de la Rochandry. La première avait épousé, vers i3o5, Foulques Taillefer, seigneur de Monlauzier, descendant de Foulques, 3° fils de Guillaume Taillefer, comte d’Angoulême, en 1087, et en secondes noces, Bernard de Comborn. La seconde s’allia à Geoffroy Tison, seigneur de la Trancliade, en Angoumois. Les deux sœurs partagèrent, en i328, la seigneurie de Jonzac, et dans l’acte dressé à ce sujet et daté de i335, les droits et limites sont bien déterminés 4.
Bernard de Comborn rendit hommage à l’abbé de Saint-Germaindes-Prés, en i3a8, en même temps que son beau-frère Geoffroy Tizon, auquel le domaine de Clam et de Vieilles était échu.
Le château de Jonzac qui existait dès 1081, comme le prouve le carulaire de l’abbaye de Baigne, affirmant que Guillaume de la Roche donna à cette communauté la chapelle de Notre-Dame, en son château, subsistait en 1327, puisqu’à cette époque il est question des gages pour sa garde.
De son mariage avec Pétronille de Mosnac, Bernard ne laissa point de postérité, mais sa femme avait eu de son premier mariage une fille Marguerite, qui épousa Guy de Sainte-Maure, descendant des comtes de Joigny. Nous ne savons si Guy de Sainte-Maure, qui combattit les Anglais, de 1327 à 1337, survécut à son beau-père et s’il porta effectivement le titre de seigneur de Jonzac ; nous ne trouvons aucun aveu rendu en son nom.
Une copie du XVIIIe siècle nous apprend qu’après Guy de Sainte-
1. Arch. hist. de la Saintonge et del’Aunis, t. VII, p. a5 4.