OFFICIER DE CAVALERIE
DÉPUTÉ DE LA NOBLESSE
(sénéchaussée d'arles)
Ancien officier de cavalerie démissionnaire, le marquis Charles- François Guilhem de Clermont-Lodève (i) fut élu député à l'Assemblée nationale, en 1789, par la noblesse de la sénéchaussée d'Arles.
(l) Fils d'Igoace-François de Guilhem el de Thérèse de Sabalhier de l'Armillière.
Le 7 août, Clermont-Lodève, à propos d'un emprunt proposé par Necker, prononça ces paroles : « Donnons cette nouvelle preuve de patriotisme. Mes cahiers m'y autorisent. Sauvons l'État : ici même, avant que les ministres du roi se retirent, sans délibérer et par acclamation, accordons l'emprunt qu'ils nous demandent ».
Cependant la proposition relative à l'emprunt fut renvoyée au comité des finances.
Le 22 août, le marquis de Clermont-Lodève prend part à la discussion sur la religion, à propos des droits de l'homme : « Sans la religion, dit-il, tous les rapports de la société sont séparés ; sans elle, à peine suis-je le maître de ma personne. En un mot, sans religion, il est inutile de faire des lois, des règlements ; il ne reste plus qu'à vivre au hasard ».
Le 17 juillet 1790, il réclame la liberté des Avignonais détenus à Orange. Il insiste le 20 novembre, et le même jour cette mesure est décrétée.
Clermont-Lodève s'associa à toutes les manifestations du parti royaliste, et émigra peu de temps après la fin de la session ; il mourut en Angleterre.
F.-T, JAUME
AVOCAT
DÉPUTÉ DU TIERS ÉTAT (SÉrtÉCHAUSStE DE TOUL().>)
François-Thomas Jaume , fils de François et de Anne-Marie Grognard, né à Toulon, le 7 mars 1750, demeurait à Hyères, en 1775, chez son beau-frère , Jean-Joseph Bravet , rue Massillon , dans la
maison qui porte aujourd'hui le n* 23 (i). Il avait, s'il faut en juger par le très élégant ex-libris qu'il fit graver à cette époque, une importante bibliothèque.
Élu député par le tiers état de la sénéchaussée de Toulon, François- Thomas Jaume se rendit à Versailles, et prit part aux travaux de l'Assemblée nationale.
Il signa, le 20 juin, le serment du Jeu-de-Paume.
Après la session, il rentra à Hyères, et fit partie de l'administration du district (28 février 1795) ; il fut nommé, le 5 novembre de la même année, membre de l'administration du département du Var.