‹ Les députés de la Provence à l'Assemblée nationale de 1789Chapitre 28 sur 38 · PELOUX · texte numérisé non relu

PELOUX

màuchand de soie

DÉPUTÉ DU TIERS ÉTAT

(SÉKKCHALSSKE OK MARSEILLE)

Pierre Peloux, né à Marseille, le 23 octobre 1748, fut élu député suppléant par le tiers état de la sénéchaussée de cette ville. Il remplaça, le 3 septembre 1789, le député Michel Roussier, démissionnaire.

Très assidu aux séances de l'Assemblée , il rendait compte à la Chambre de commerce de Marseille de toutes les affaires qui pouvaient rintéresser.

Cette correspondance était en général rédigée par le député Louis Lejeans et signée par ses collègues : Peloux, Castelanet, de Cipières, Sinéty, Delabat, abbé Villeneuve-Bargemon et abbé Davin. Dans une de ces lettres , signée de Peloux, Castelanet et Lejeans, en date du 16 novembre 1789, la députation fait connaître à la Chambre de commerce, que l'ambassadeur de Malte a présenté un mémoire à l'Assemblée, pour s'opposer aux décrets concernant les droits seigneuriaux. L'ordre de Malte prétendait que le commerce de Marseille était protégé par ses vaisseaux et que, les décrets de l'Assemblée portant atteinte à ses droits , le commerce en souffrirait. Les députés n'attaclièrent pas la même importance à cette question. « Quant à l'asile, disent-ils, que les bâtiments français trouvent dans le port de Malte, il est accordé à toutes les nations et aux mêmes conditions ».

Peloux et Castelanet, très corrects pendant la durée de TAssemblée constituante, versèrent ensuite dans les partis extrêmes: « Quand Marseille, dit M. Aug. Fabre, prit une attitude insurrectionnelle contre la Convention nationale, les sections se maintinrent en permanence, sous l'autorité d'un comité général qui eut le négociant Peloux pour

président et le notaii-e Castclanet pour secrétaire. Leur qualité d'anciens députés du tiers état de Marseille à l'Assemblée constituante , détermina leur choix, fort malheureux assurément,, car ces chefs très honorables comme particuliers, n'avaient qu'une capacité des plus médiocres, et leur valeur publique était nulle. . . Le 14 août 1793, le comité général des sections délégua ses pouvoirs à Peloux, à Castelanet et à cinq autres de ses membres, sous le titre de comité de sûreté générale. Ce comité traita avec les Anglais et leur envoya des députés pour réclamer des secours. Il alla jusqu'à supplier l'amiral Hood d'accorder assistance à Marseille pour proclamer Louis XVII » (i).

L'ordre fut donné d'arrêter Peloux, mais il parvint à se soustraire aux poursuites des agents de la Convention. Il mourut en 1794 (2;

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